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(xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.


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(xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.

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MessageSujet: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Dim 14 Déc 2014 - 18:56


Xander Clyde Émile Turner
« we're god's unwanted children. »


✩ indolent compagnon de voyage.

âge › trente ans. date et lieu de naissance › le premier décembre mille neuf cent quatre vingt quatre. profession › ancien militaire. après avoir quitté en déshonneur, il s'est retrouvé interdit des professions gouvernementales. il a suivi des études en microbiologie, et travaille désormais dans un laboratoire privé. situation amoureuse › coureur de caleçons. célibataire, qui prend régulièrement des relations de quelques semaines, sans réellement s'engager. par-ci, par-là. toujours libre. orientation sexuelle › homosexuel. il a d'ailleurs fait son coming-out très tôt, et n'a jamais eu honte de sa sexualité. situation financière › correcte. il vit sur ses moyens. heureusement, son salaire est bon. groupe › l'albatros. avatar › roo panes. crédit › finding-my-serendipity.tumblr.

si tu devais te décrire en cinq mots, quels qu'ils soient, lesquels tu me donnerais ? › noir, silence, vie, affranchi, solitaire. si tu devais m'emmener loin d'ici, où est-ce qu'on irait ? › pas très loin. on trouverait un coin. une plage de galets — je déteste le sable. en hiver. le froid, la neige. enroulés dans des manteaux et des couvertures. bon, le réseau et ma console me manqueront peut-être. mais au moins, on pourra écouter la nature. l'eau. le bruit des vagues. et respecter le silence. si tu devais me lire une histoire, laquelle est-ce que tu choisirais ? › la trilogie du personnage de john turner, écrite par james sallis. il n'y a pas de plus belle poésie. il n'y a pas de réalité à la fois plus tangible et plus effacée. c'est la vérité sur le monde, le regard d'un homme qui y a longuement pensé. et c'est ça que je te lirais.


✩ ce roi de l'azur, maladroit et honteux.

xander est un esprit libre. ✩ il se fiche bien généralement de ce que peuvent penser les inconnus de lui, et du regard qu'on peut avoir sur sa petite personne. ✩ il est extrêmement franc, ce qui dérange pas mal de monde ✩ il n'a pas de tabous : si vous ne voulez pas parler de sexe ou autres sujets tabous avec lui, évitez de lancer les allusions ou de lui tendre la perche. ✩ il a beaucoup de respect pour les gens et leur personnalité, malgré son apparence dévergondée. ✩ il est bienveillant, même s'il passe souvent pour un gros con. ✩ il n'a pas peur d'affronter les gens et de dire les vérités qui blessent. ✩ il ne croit en rien. ✩ il massacre des zombies sur ses consoles de jeu quand il est en colère, ou frustré. ou quand il en a envie. ✩ c'est un geek, pour ça, mais il n'aime pas jouer en ligne, il préfère être seul avec sa console. en fait, il déteste même les jeux en ligne. ✩ il a un videoclub à dix mètres de son immeuble, sur le même trottoir, et passe donc sa vie à aller louer des films, les regarder, les ramener pour en louer un autre en même temps. ✩ il a été dans l'armée pendant presque trois ans. ✩ il est interdit de travailler pour le gouvernement. ✩ il s'assume homosexuel depuis ses quatorze ans, mais ne s'en était pas rendu compte bien avant ✩ c'est un sacré coureur de caleçon, bien qu'il n'aime pas les coups d'un soir. il a en général des relations d'une ou deux semaines. ✩ il chante très bien, et a fini par s'y mettre, à force de taquineries. ✩ il est mélomane, et compose un peu. ✩ il dessine très bien. surtout des bandes-dessinées sombres. ✩ il déteste parler de lui, ou de son passé. ✩ c'est le genre de gars duquel on a l'impression de tout savoir. en fait, on se rend compte après coup qu'on ne sait rien. ✩ il est sociable. seulement, il ne va pas toujours vers les gens. ✩ il est plutôt du genre trou noir. attirant, mystérieux, incompréhensible. mais attirant. ✩ il ne court jamais après les gens. ✩ il a conscience que parfois, les relations humaines sont faites pour aboutir à des impasses, quel que soit l'intérêt qu'on leur porte, ou la passion qu'on leur voue. ✩ il a son point de vue bien à lui sur le monde. ✩ il est taquin, malicieux, drôle. ✩ il est très indépendant, et n'aime pas devoir des choses aux gens. pourtant, il honore toujours ses dettes, et n'est pas du genre à tourner le dos et à s'enfuir. ✩ il n'est pas insensible, bien que beaucoup le pensent. ✩ il préfère, parfois, paraître cruel et sans coeur, et prendre les responsabilités des relations destructrices. parce qu'il aime. parce qu'il veut protéger. qu'il se sait capable d'encaisser. ce n'est pas un bien, pourtant. ni pour lui, ni pour l'autre. ✩ il sait qu'il est violent et qu'il a tendance à sortir rapidement de ses gonds. ✩ il évite donc de créer des disputes, ou de renvoyer la balle trop rapidement. il tente souvent de calmer le jeu avant de se jeter dans la bataille. ✩ il n'a pas peur de cogner, ou de devenir vulgaire. ✩ c'est un loup solitaire et renfermé. misanthrope, et découragé par le monde qu'il a vu et qu'il voit chaque jour. ✩ alors, il vit sa vie. selon sa propre philosophie. il passe pour un con. parfois, il en est un. le reste du temps, c'est quelqu'un de bien. ✩ mais jamais, au grand jamais, il ne laissera quelqu'un ou quelque chose lui voler ce qu'il considère comme sa liberté.


✩ ce voyageur ailé, gauche et veule.

Je ne sais pas vraiment à quel moment j’ai arrêté de croire en Dieu. Maman y croyait, elle. Elle portait la croix autour de son cou. Ce petit bijou que j’avais grand-plaisir à attraper du bout des doigts, et à triturer nerveusement, lorsque j’étais enfant. Là où bon nombre de parents auraient abhorré ces tics agaçants — à commencer par mon père, qui me repoussait toujours lorsque, petit, je faisais tourner sa gourmette autour de son poignet —, elle me laissait faire et me souriait. Elle ne m’a jamais parlé beaucoup de Dieu. Papa disait que tout ça, ce sont des conneries, et qu’il n’y avait aucune raison de croire qu’un être supérieur puisse nous avoir créer, et nous aimer. Le monde avait trop de merdes, selon lui, pour que Dieu existe. Et s’il existait, il nous avait abandonnés. Ça ne servait plus à rien de le prier. Dur à entendre, quand on a trois ans. Maman ne bronchait pas. Elle baissait doucement les yeux. Me souriait. Un jour, je lui ai parlé de cette confusion. J’ignorais qui d’elle ou de mon père avait raison. Elle m’a remis en place quelques mèches noires, et elle m’a répondu, comme toujours, d’une voix douce et apaisante. « Ni lui ni moi n’avons raison, ou tort. Les gens y croient, ou n’y croient pas. Ne pas y croire est une croyance comme une autre. Tu découvriras toi-même où est ta place en grandissant. »

Elle avait une odeur douce, rassurante. Ma sœur adorait aller toucher ses cheveux, les respirer doucement. Moi, je préférais poser une oreille sur son cœur. Elle prenait soin de nous. Elle nous emmenait à l’école, allait travailler, nous récupérait à la garderie le soir. Elle nous aidait à faire nos devoirs, elle nous faisait prendre notre douche. Elle nous racontait des histoires ; elle nous racontait tout un tas de choses, en fait. Tout ce qu’elle savait, toujours. Elle répondait à toutes les questions que nous lui posions. Elle arrivait même à aimer notre père. À l’aimer, sincèrement. Elle était le seul lien entre lui et nous. Un lien fort. Nous avions presque tout hérité de lui, sur le plan psychologique ; Zoey, sur le plan physique également. Moi, il paraît que je ressemble à maman. Des traits doux. Un sourire pétillant, et un regard abyssal, si on en croit ma grand-mère. J’trouve pas que mon regard soit « abyssal ». J’ai les yeux marrons. Presque noirs. Tout ce qu’il y a de plus basique.

J’avais neuf ans quand Maman est morte. Je crois que j’aurais préféré que ce soit rapide. Au lieu de ça, ça a pris un an. Un an pour une mort au fond d’un lit d’hôpital, dans d’atroces souffrances. Avec ma sœur qui hurlait, moi qui tremblais, assis au bout du lit sans oser l’approcher. Et mon père, la mine renfermée, déjà en deuil, débout à nos côtés. Elle m’a tendu la main, peu de temps avant sa mort. Elle me souriait, faible. Mais elle voulait que je m’approche. Zoey était agrippée à ses doigts, de l’autre côté du lit. Et je n’osais pas approcher. J’étais debout, au début. À réaliser que malgré toutes mes prières pour ce Dieu en lequel elle croyait, la leucémie avait gagné. La mort avait décidé de nous la prendre. Et bientôt, il n’y aurait plus que le vide. Réaliser ça à onze ans, ça fait un drôle d’effet. Ça fait même sacrément mal, quoi qu’on puisse en dire. Elle m’a tendu la main. J’ai pas osé m’approcher. Pour moi, approcher, prendre ses doigts, c’était laisser la mort gagner, et finalement l’emporter. C’est mon côté d’enfant qui est ressorti, à ce moment. Je ne voulais pas. Si je prenais sa main, elle allait mourir. Elle berçait faiblement Zoey depuis qu’on était arrivés. Elle avait pris le temps de parler à papa, seul à seul, avant de nous faire entrer dans la chambre. Zoey avait crié, et s’était jetée sur elle en la suppliant de ne pas mourir. Ma mère avait fait en sorte de la calmer. Et pendant tout ce temps, elle m’avait observé. Lorsqu’elle m’a tendu la main, elle m’a dit qu’elle m’aimait. J’lui ai murmuré que je l’aimais aussi. La voix étranglée. Elle a souri. Je crois qu’elle avait des larmes dans les yeux. Je crois me souvenir que quelques-unes ont coulé. Elle a laissé sa main tendue vers moi. Je lui ai souri aussi ; elle avait le sourire contagieux, Maman. Puis, elle a fermé les yeux. Je croyais que c’était pour dissiper les larmes. Puis sa main est retombée. Mon sourire aussi. Je me suis précipité, j’ai attrapé ses doigts. « Maman ? Maman ? Moi aussi je t’aime. Maman ? … » Ses doigts étaient flasques. La machine émettait un bip continu. Zoey avait relevé la tête. Mais je ne remarquais rien de tout ça. J’attendais juste qu’elle rouvre les yeux. Qu’elle m’observe, et qu’elle me souhaite bon courage pour la suite. Qu’elle me dise encore une fois qu’elle m’aime. Qu’elle me parle, tout simplement. « Ça sert à rien, elle est morte. » Le ton de mon père était froid et sans appel. Usé. Triste, aussi. Mais dans mes oreilles, il était surtout cruel. J’ai lâché la main. Je me suis terrée au bout du lit, pendant que Zoey se mettait à crier que ce n’était pas vrai, et qu’il racontait n’importe quoi. Qu’elle se jetait au cou de maman en lui ordonnant d’ouvrir les yeux et de continuer de lui caresser les cheveux. Je n’ai plus rien entendu. Je la regardais simplement. Éteinte. Et je me souviens qu’alors, le plus grand des sentiments de solitude m’a envahi. Ma gorge s’est nouée. Mon nez et mes yeux m’ont piqué. Les larmes ont coulé. Mais rien n’y a fait. J’ai continué de me sentir vide.

Aujourd’hui encore, je n’ai toujours pas réussi à le combler.

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Mon père et moi, on ne s’est jamais entendu. Zoey et lui non plus. Et Zoey et moi, pas plus. La seule qui nous reliait tous, c’était Maman. Quand elle est morte, on s’est retrouvés livrés à nous-même. On n’avait plus que nos yeux pour pleurer, et nos grandes gueules pour nous engueuler. Ça a très vite dégénéré. Aucun de nous ne supportait les deux autres. Mon père a fait au mieux pour s’occuper de nous, mais notre vie était tout de même un véritable enfer. Il n’y avait pas un pour rattraper les deux autres. Zoey avait sept ans. J’en avais neuf. Mais on ne laissait pas notre part au chien, et plus d’une fois je suis parti à l’école avec la marque de la main de mon père dessinée sur la joue, réponse à ma verve insolente. Mais hormis quelques baffes bien senties, mon père ne nous a jamais battus. Il n’a pas levé autrement la main sur moi ou sur Zoey que pour nous donner une claque retentissante de temps à autres. Mais ça n’empêchait pas notre vie d’être devenue un enfer depuis la mort de Maman.

J’avais toujours eu des facilités à l’école. Je crois que c’est ce qui m’a permis d’avoir des résultats passables durant toute ma scolarité secondaire, alors que j’avais depuis longtemps arrêté de m’intéresser aux cours. À partir de treize ans, je me mis à sécher très régulièrement. Pourtant, les choses s’étaient un peu améliorées, dans ma famille. Mon père avait rencontré Mallory. Elle était grande, jolie, sympa. Elle a bien rapidement compris que quelque chose ne fonctionnait pas. Elle s’est échinée à réparer au mieux le problème. Au bout du compte, je l’aimais bien. Zoey l’aimait bien. Mon père l’aimait — différemment, bien entendu. Mais tous les trois, on ne s’entendait pas mieux. Elle a fait régner l’ordre exactement comme Maman avait pu le faire. J’aurais pu lui en vouloir, mais ça  n’a jamais été le cas. Mallory ne remplaçait pas ce que Maman avait pu être pour moi. Mais elle nous a aidés à retrouver un minimum de stabilité, là où l’anarchie était complète.

Pourtant, ça n’a rien changé. Dès que j’ai eu dix-sept ans, dès que j’ai eu fini mes études secondaires, j’ai voulu partir de chez moi. Mettre les voiles, loin de mon père et de ma timbrée de sœur. Partir de cette famille qui m’avait pourri l’existence.
J’ai donc fait la seule chose qui pouvait me permettre de me casser de chez moi sans argent. J’me suis engagé dans l’armée. Ma belle-mère n’a jamais tenté de m’en dissuader. Mon père m’a craché à la figure. Au sens figuré, s’entend. Mais il n’aimait pas les militaires. C’est aussi pour ça que j’avais mis les deux pieds dans cette voie. Et parce que j’étais perdu. Je n’avais aucune idée de la direction que je voulais prendre. J’ai fait ce qu’on me proposait. J’allais être encadré, formé, logé, blanchi, nourri. Que rêver de mieux ? Alors, je suis parti. Mon père a dû avaler la pierre. Il n’aimait pas les militaires, il n’aimait pas les petits cons dans mon genre, et il n’aimait pas les homosexuels. Il n’aimait rien de ce qui pouvait me composer. Alors comment aurait-il pu m’apprécier ? La dernière chose qu’il m’a crachée, c’est que je n’avais pas ma place dans l’armée. Et si aujourd’hui je dois bien reconnaître une chose, c’est que sur ce point, il avait raison. Je n’ai même pas tenu les trois ans. J’ai préféré flirter avec un gars de mon unité, au bout de deux ans et demi. Quelques mois avant que mon contrat avec l’armée ne se termine, j’ai réussi à le faire céder. Il était intéressé, mais il n’osait pas. J’ai fait en sorte qu’on soit prudents, discrets. Je lui ai fait l’amour. Il dira ce qu’il veut aujourd’hui, mais sur le coup, il était heureux. Il me l’a murmuré, peu de temps avant qu’un des gars ne nous surprenne. Le type a fait son brave petit soldat, et est allé rapporter. On a été virés. Tous les deux. Par ma faute, selon toute vraisemblance. Parce que j’ai pas ployé, et j’ai pas tenté de ramper devant nos supérieurs en m’excusant. De toute manière, ça n’aurait rien changé.

J’ai été viré de l’armée. Ç’a été mon ultime confrontation avec mon père. J’étais sa plus grande honte. Il me l’a au moins avoué, avant que je ne claque la porte. Mallory est morte dans un accident de voiture, quelques semaines plus tard. J’étais à l’enterrement. C’est la dernière fois que j’ai vu mon père.

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Je n’ai jamais eu de problème à assumer mon homosexualité. En fait, quand j’ai découvert que les hommes m’attiraient davantage que les femmes, je ne me suis pas posé de questions. Quand un homme a flirté avec moi pour la première fois, je ne l’ai pas repoussé. J’ai goûté à ses lèvres, et je n’ai pas été déçu. Plus tard, quand j’ai goûté à plus que cela, avec un tout autre homme, je n’ai pas non plus été déçu. Pour moi, ce n’était qu’une fatalité. Une chose que j’ai accepté bien tôt, et sans la moindre difficulté. J’aimais les hommes. On appelait ça être homosexuel, ou gay. À l’époque, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus apprécié. Et d’ailleurs, mon père n’a pas aimé l’idée. Pas du tout, à vrai dire. On s’est disputés. Il disait qu’à quatorze ans, je ne pouvais pas être sûr de ce genre de choses. J’ai fini par lever les yeux au ciel et partir. « J’ai besoin d’une paire de couilles là où t’as besoin d’une paire de seins. J’vois pas ce que ton avis pourrait changer là-dedans. » Il a fermé la discussion en m’ordonnant d’arrêter d’être vulgaire. Je me suis retenu de lui faire un doigt d’honneur, histoire d’éviter la baffe qui planait comme une menace au-dessus de ma tête. Soi-disant qu’à quatorze ans, j’étais trop jeune. Je vous épargne le dessin de sa tronche quand ma sœur lui a annoncé, à treize ans à peine, qu’elle préférait les filles.

Je n’ai jamais eu de complexes avec les autres. Ou même de tabous. Plusieurs de ceux qui ont pu se glisser entre mes draps n’avaient jamais connu d’histoire avec un homme auparavant. Certains, même, ignoraient totalement qu’ils pouvaient être attirés par la gent masculine. Je ne me suis jamais moqué. J’ai parfois essuyé des râteaux cuisants par quelque hétérosexuel prétentieux, qui s’amusait à sourire aux petits homos. J’ai cassé un ou deux nez lorsque je me suis fait traiter de pédale, les premières fois. Puis, j’ai arrêté de m’en faire. Chacun aime qui il veut. Il n’y a aucune honte à apprécier les hommes plutôt que les femmes. « Vois le bon côté des choses, au moins ta copine ne se précipitera pas dans mes bras. »

Je n’ai jamais été doué pour garder une relation bien longtemps. Peut-être parce que je ne me suis jamais posé les bonnes questions, ou que je n’ai pas eu beaucoup de choses. Pour autant, je n’ai jamais aimé les relations sans lendemain. Coucher avec un mec, ne jamais le revoir après ; pas mon délire. J’ai préféré entamer de petites relations, que j’étais incapable de tenir. Je n’ai jamais compris la manière qu’avaient les gens de s’accrocher, de se précipiter. Pour moi, le coup de foudre, ça n’existe pas. On tombe amoureux progressivement, en apprenant à connaître la personne. On fait un test, on commence à se fréquenter. Si on sent que ça marche, que l’amour prend, on continue. Mais les premiers regards fatals, comme on voit tous les jours à la télévision, j’y crois pas. Je n’ai jamais vu d’homme qui m’ait tapé dans l’œil de manière assez stupide pour que je dise immédiatement : « okay, lui, c’est l’homme de ma vie. » Un homme me tape dans l’œil, j’attends de voir s’il a l’air de préférer regarder un bel homme ou une belle femme. Parfois, il vient me voir avant que je n’y sois allé. On passe peut-être la soirée ensemble. Peut-être pas. Pendant une à deux semaines, après, on se fréquente. Il finit par me laisser. Ou je le laisse. Nombre de peines de cœur. On aura beau dire ce qu’on veut, dans une rupture, ce n’est jamais d’un commun accord. Il y a toujours l’une des deux parties qui aurait aimé rester comme ça un peu plus longtemps. Au bout du compte, elle ploie pour ne pas que l’autre se sente trop mal. Mais elle ira dire : « il m’a laissé » aux gens de qui il voudra attirer la pitié. S’il veut garder la tête haute, il pourra au moins dire : « on s’est laissé d’un commun accord ». Ça lui laisse le choix. Mais la vérité, c’est qu’on l’a laissé tomber. Et que s’il prétend le contraire, c’est qu’il a trop de fierté pour admettre qu’il n’est pas toujours maître de tout ce qui lui arrive, dans sa vie.

Un de mes exs m’a dit un jour que ma manière de fonctionner était cruelle. Ça faisait quelques semaines qu’on était ensemble. Trois, je crois. Le courant passait bien. Mais j’étais pas prêt à franchir tous les caps que lui avait envie de gravir à toutes jambes. Je préférais prendre mon temps. Tout simplement. Mais il m’a dit que je ne me rendais pas forcément compte. Que deux pauvres semaines laissaient le temps aux gens de s’attacher, parfois. Souvent un peu trop. Je lui ai demandé ce qu’il entendait par là. « … Tu sais, on ne fonctionne pas tous pareil. Heureusement, sinon on s’ennuierait, dans la vie. Mais en amour, la plupart des gens ne font pas de tests. Ils attendent de savoir s’ils se sentent bien avec la personne, avant de se lancer pour de bon. Ou bien ils ont des coups d’un soir, mais ils n’entament pas de relation avec. Je t’avoue que j’ai parfois du mal à te suivre. Je crois que tu ne te rends pas compte de l’espoir que tu donnes aux gens. J'ai l'impression que tu ne ressens pas la même chose pour moi que ce que je ressens pour toi. » Je le regardais. Il était couché avec moi. Il me parlait, le plus simplement au monde. Ses doigts dans mes cheveux. Ses yeux qui me couvaient. « Je t’aime. » Ça m’a fait bizarre. J’ai été incapable de lui répondre la même chose. Je le désirais. Je l’appréciais. Je tenais à lui. Mais je ne l’aimais pas. Quelques jours plus tard, il m’a mis au pied du mur. J’ai préféré le quitter que de lui mentir. Je ne l’aimais pas. Il méritait sûrement mieux que ça. Sans aucun doute, même.

J’aurais aimé que les gens ne voient pas juste le connard amoureux, au bout du compte. J’aurais aimé qu’ils se souviennent de ce que j’ai pu faire pour eux. Mais le cerveau humain a cette faculté de faire le tri dans les informations. De se souvenir des mauvaises choses pour alimenter la colère, et ainsi faire taire les bons moments qui nous avaient pourtant animés de vie. J’ai rapidement compris ça. Et parfois, j’en ai joué. Comme le monstre qu’ils voulaient que je sois. Comme le monstre que j’ai été.

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Kieren n’avait jamais aimé d’homme. Je doute qu’après il ait renouvelé l’expérience. Il était plutôt du genre à s’arrêter au premier échec, à s’en dégoûter et à aller chercher quelque chose qui le ferait moins souffrir. J’aurais voulu lui expliquer que tous les hommes n’étaient pas comme moi, et que mes erreurs n’étaient pas celles de tous. Mais je me serais sûrement pris un poing dans la figure et un coup de genou dans les burnes. Alors j’ai évité. J’ai fermé ma gueule et je l’ai laissé partir avec son chagrin et sa colère. Partir avec l’idée qu’il me détesterait jusqu’à la fin de ses jours.

Kieren a été dans l’armée en même temps que moi. On ne s’est pas croisés longtemps, et on ne s’est jamais beaucoup parlé. Mais quand je l’ai revu dans un bar de North-Hatley, deux ans plus tard, j’ai été curieux de savoir ce qu’il devenait. J’avais commencé des études en microbiologie à l’université de North-Hatley. J’avais dû trouver un parcours qui me permettrait de trouver un emploi sans rapport avec le gouvernement. Ou dans des établissements privés. J’avais intérêt à me déchirer. La plupart des laboratoires du pays étaient gouvernementaux. Mais certains restaient privés. À North-Hatley, il y en avait plusieurs. J’ai réussi à trouver un poste, à la fin de mes études. Mais je le chéris, et j’y fais attention. Être renvoyé voudrait probablement dire changer de ville. Et j’n’ai pas envie de partir. Ici, c’est chez moi. Ça l’a toujours été.

Je n’avais pas la moindre arrière-pensée, en allant parler à Kieren. Je ne pensais même pas qu’il puisse se passer quelque chose entre lui et moi. Mais c’est arrivé. Il dégageait quelque chose de différent des autres. Plus doux. Plus naïf, quelque part. Mais terriblement attirant. J’ai fait attention à lui. On était bien, ensemble. Ça tenu plus longtemps que ce que j’avais pu connaître jusque là. Un mois est passé. Le second a commencé. Jusqu’à ce que je lui parle de son caractère doux. Un peu trop doux. J’ai voulu plaisanter. Je n’ai jamais voulu le vexer. C’est pas une tare d’être gentil. Il en faut, des gens gentils. Pour moi, c’était ce qui faisait son charme, aussi. Il ne l’a pas pris comme ça. Il s’est offusqué. Il est parti. Quand il est revenu, deux jours plus tard, j’étais déjà ailleurs. J’avais simplement tourné la page. Le cœur lourd, l’esprit un peu torturé que tout se soit fini sur une dispute aussi stupide. Mais j’avais tourné cette putain de page. Pas lui. J’ai essayé de faire marche arrière, de faire retourner les choses comme avant. Ça n’a pas marché. Il avait peur. Il sentait que je n’étais plus vraiment là, je crois. Il est devenu oppressant. Toujours à me poser des questions. À vouloir me voir. À paniquer, pour un rien. J’ai senti l’étau se resserrer progressivement. Je n’ai pas lutté. Je ne voulais pas le blesser. J’m’en suis voulu, après. Il aurait peut-être mieux valu que je le quitte une bonne fois pour toute. Ça aurait évité que les choses n’empirent. Ça m’aurait évité, après un ultime reproche, de lui annoncer que je préférais passer la soirée seul, chez moi. D’aller dans un bar, au lieu de ça. De boire comme un trou, au point de n’avoir absolument aucun souvenir de ce qui a pu se passer entre le moment où mon neuvième verre a heurté le comptoir, et celui où je me suis réveillé le lendemain, dans le lit d’un autre. La culpabilité m’a immédiatement étouffé. J’ai essayé de faire la sourde-oreille au plus gros des signes. J’avais trompé Kieren. Je détestais mentir, mais il allait bien le falloir. Je voulais essayer de sauver ce qui restait de nous. Je ne crois pas qu’il ait jamais vu cette facette de l’histoire. Je ne crois pas que quiconque l’ait jamais vue, à part moi.

J’ai fini par craquer. Je craque toujours. On s’est engueulé. J’ai mis un point à la fin de l’histoire, méchamment. Il a débarqué à mon appartement, peu de temps après. Je l’ai rabroué. J’aurais dû être plus clair. Il est revenu une dernière fois, après. Il voulait repartir à zéro. Qu’on se laisse une ultime chance. J’aurais pu faire n’importe quoi pour tenter de l’en dissuader. J’aurais pu lui dire ce que ma belle-mère m’avait dit, une fois. « Quand tu brises un couple, un véritable couple, tu le fais pour le reste de ta vie. Les morceaux ne peuvent jamais être entièrement réparés. Le cours des choses peut reprendre, mais la peur restera. La peur que tout éclate à nouveau. » La peur avait bousillé notre deuxième chance. Sa peur. Et ma foutue tendance à tourner la page trop vite, et à me détacher des choses qui m’énervaient et me faisaient parfois souffrir. Au lieu de lui expliquer, au lieu de tenter d’avoir une vraie conversation, la lassitude a pris le dessus. J’ai voulu éradiquer ses espoirs une bonne fois pour toutes. Je savais qu’il ne me pardonnerait jamais. Qu’il ne reviendrait pas. Je lui ai avoué que je l’avais trompé. Je ne l’ai plus jamais revu.

Le soir même, je me suis soûlé la gueule en jouant aux jeux vidéos ; la seule manière que j’aie jamais trouvée pour guérir mes chagrins d’amour. Il a fallu que j’arrive à une scène romantique entre les personnages. Que ma console plante. Que mon écran s’éteigne, et que je me retrouve face à mon foutu reflet. J’ai détourné les yeux. J’me suis rendu compte quelques minutes plus tard que je pleurais. J’ai essuyé mes joues trempées, reniflé, ravalé ce putain de sanglot qui menaçait. Vidé mon verre d’un trait, balancé ma manette de jeu au sol, et je suis allé me coucher.

Il y avait bien des manières pour finir les choses en douceur. Mais l’être humain n’a jamais aimé les choses douces. Nous sommes nés pour le drame.

+ + + + + + + + + +

Kim a d’abord pensé que je la draguais. La plupart des femmes pensent d’abord que je les drague, comme le plus lourd des lourds. Quand je leur dis que je suis gay, certaines ont rire nerveux, et s’en vont. D’autres, comme Kim, se détendent et se laissent aller plus facilement à la discussion. Les premières étaient intéressées — ou sont des connasses homophobes —, les secondes n’avaient pas du tout envie de quelqu’un comme moi. C’est comme ça que je trie les femmes que j’aborde, tout du moins. Simple mais efficace, y a pas à chier.

Kim ne pose pas de questions. Kim ne se prend pas la tête, et ne m’emmerde pas. Kim vit sa vie, et si elle a du temps à perdre, elle vient s’affaler dans mon canapé pour regarder un film. Kim a un comportement simple — du moins, en apparence ; vous avez cru qu’une fille pouvait être simple, vous ? —, et ça me va bien comme ça. Mais ce soir, elle n’a pas pu venir. Ce soir, j’avais envie de voir du monde, mais pas envie de sortir. Noah travaille. Kim est Dieu sait où. Et moi, j’m’emmerdais. J’ai voulu faire du rangement dans l’appartement. Quelle bonne idée. Je vivais là depuis au moins quatre à cinq ans. Voire plus. Le bordel qui a eu le temps de s’y installer ne vole pas sa réputation.

J’ai finalement eu la flemme. Je suis sorti. J’ai enfilé quelques verres. Je m’apprêtais à repartir, quand je l’ai vu. J’suis resté figé. Tétanisé. Il était en train de danser. J’aurais peut-être dû m’en aller. Déguerpir, avant que son menton ne se tourne, et que ses yeux ne se posent sur moi. J’aurais peut-être dû prendre la fuite, lorsque la culpabilité m’a tordu le ventre, et que mon cœur s’est mis à tambouriner dans ma poitrine, au souvenir de ses lèvres sur les miennes. Les stroboscopes me volaient son image, par fragments. Mais il était là. C’était lui. Il m’a vu. Il est venu. Il n’a même pas hésité. Comme si rien n’était arrivé. Ses lèvres qui ont retrouvé les miennes. La chaleur qui s’est précipitée dans le bas de mon ventre, et qui s’est répandue dans tout mon être. J’ai fermé les yeux, et mon bras s’est enroulé autour de son petit corps. Toujours aussi fragile. Toujours aussi chaud. Et il sentait toujours aussi bon. Pourquoi a-t-il fallu que je le croise ? Pourquoi a-t-il fallu que le contact froid de l’alliance sur ma joue me ramène à la réalité ? J’ai reculé. Il gardait ma lèvre entre ses dents. Incapable de me lâcher. Agrippé comme si sa vie en dépendait. Et je crois qu’elle en dépendait vraiment, à cette seconde.

Il a fallu que je le ramène chez lui. Je l’ai couché. Il voulait que je reste. Au lieu de ça, je lui ai donné mon numéro. Je suis parti. Je suis rentré chez moi, après être passé m’acheter une bouteille d’alcool. J’en ai bu une bonne partie. Beaucoup trop. J’ai fini par me rouler en boule sur mon lit, la bouteille fermée entre les mains. Le cœur au bord des lèvres. Les yeux fermés. Je ne sais pas si j’ai tenté de me rappeler, ou tenté d’oublier. Le souvenir de ses lèvres m’a hanté jusqu’à ce que je m’endorme. Lui que j'avais laissé de côté, abandonné. Pensant qu'il méritait mieux, et que je ne pouvais lui offrir ce qu'il désirait. Ma première véritable erreur. Pas ma dernière. Mais lui, je l'ai aimé. Je le sais. Je m'en souviens.
Je l'aime encore. Quand on aime une fois, on aime à jamais.

On a beau vivre tous les beaux moments que l’on veut, au bout du compte, la souffrance revient toujours nous rappeler que le bonheur ne dure qu’un temps. Que sans elle, il n’y aurait pas de plaisir.

L’amour a été créé pour nous détruire. Alors peut-être qu’au fond, Maman avait raison.
Peut-être que Dieu existe, et qu’il nous aime.


✩ le poète est semblable au prince des nuées.

pseudo › about today. et à propos de toi ? › j'm'appelle clo, enfin c'est une abréviation mais c'est pareil. j'ai vingt ans, je vis au québec, mais je suis française. je suis team chien, j'bois du café, et les gaufres au sirop d'érable c'est la vie. l'oiseau qui t'a porté au nid › mon petit coeur, le petit nils en moi qui l'a créé. le dernier mot avant ta liberté › soyez libre avec moi. I love you

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Dim 14 Déc 2014 - 19:10




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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Dim 14 Déc 2014 - 23:35

J'ai deux commentaires de la plus haute importance à passer :

1. MAIS QUEL HOTTIE CE ROO PANES.
2. N'importe quoi au sirop d'érable c'est la vie. QUEBEC REPRESENT
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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 1:46

tu manques d'ovaires, darling. mais on va essayer, j'te promets. :gnutgnut:

NOAAAAAH 1) Roo Panes is life. 2) j'ai pas envie de goûter la poutine au sirop d'érable. MAIS QUEBEC REPRESENT QUAND MÊME.

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 5:13

D'la poutine au sirop d'érable... why not

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 15:52

Attention les yeux, j'ai fait mes recherches !


Rendez-vous à Toronto

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 15:53

omg omg omg Arrow
j'essaierais pas.

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 15:54

Avec du bacon en plus osti j'achète!! Rendez vous à Toronto les amigos

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 15:55


bon okay, je prendrai en photo vos têtes.

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   Lun 15 Déc 2014 - 20:18

j'ai réussi. j'ai fini. caca en boîte. mais j'ai fini.



par les pouvoirs qui me sont conférés, AUTO-VALIDATION.

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MessageSujet: Re: (xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.   

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(xander) + i tried to sell my soul last night. funny, he wouldn't even take a bite.

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