AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

(✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.


Partagez | .
 

(✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
◦ pseudo : SAILOR V.
◦ messages : 342
◦ avatar : xavier dolan.
MessageSujet: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 18:54


NARCISSE-LEHAN RAHIM
start small, grow tall.


✩ indolent compagnon de voyage.

âge › vingt-six ans. et déjà, la peur latente de vieillir trop vite. date et lieu de naissance › le douze novembre mille neuf cent quatre-vingt huit à beyrouth, liban. profession › blogueur mode, critique musico-cinématico-littéraire ; il dépend surtout de la rente que llui verse sa mère, à la tête d'un groupe d'informatique, chaque mois. situation amoureuse › actuellement fiancé à Asaf, depuis quelques mois ; mais il a toujours ce besoin maladif d'attirer et de se sentir convoiter malgré ce qu'il a pu lui arriver, et ce, sans doute, pour tenter de combler le vide laissé depuis des années par les blessures de son premier amour. orientation sexuelle › homosexuel assumé de la tête aux pieds. même si il y a eu une époque où son identité le torturait malgré ses certitudes. une époque qui a laissé des séquelles et des mauvaises habitudes. situation financière › aisée. il n'a peut-être pas vu tous ses caprices s'accomplirent en un claquement de doigts, mais sa garde-robe et son appartement peuvent témoigner de la qualité de son quotidien. groupe › les mangeurs d'étoiles. avatar › xavier dolan. crédit › tumblr, edit by myself.

si tu devais te décrire en cinq mots, ce serait ? › météore, porcelaine, stroboscope, hématome, soliloque. si tu devais visiter un pays, où est-ce que tu m'emmènerais ? › on irait ailleurs. on remonterait dans le temps, on se perdrait dans l'avant. là où le soleil donne des couleurs oranges au monde. au bord de la mer, dans les vieux quartiers où le monde ne se couche jamais. et on flânerait. hors du temps. si tu devais me lire une histoire, laquelle est-ce que tu choisirais ? › il y aurait la plaine, et une chambre blanche. des souvenirs, et un homme-oisillon. une histoire de racines et de retrouvailles. le silence et les mémoires sur des feuilles. l'homme sans mots, de georgina harding. comme un souvenir éthéré d'une dictature qui a blessé, creusé, gravé. mais la simplicité, en filigrane, du petit espoir de l'enfance perdue et des voix qui ne s'élèveront jamais.


✩ ce roi de l'azur, maladroit et honteux.

né au liban, sa mère originaire du pays, son père diplomate canadien ✩ a un jumeau, mais est le plus jeune, de vingt minutes ✩ n'a pas vraiment connu son pays natal, ayant déménagé alors qu'il n'avait que deux ans ✩ a grandi à north-hatley ✩ ses parents se sont séparés alors qu'il n'avait que six ans ✩ s'est causé à cette période sa seule cicatrice, en faisant un pacte de sang avec son frère ✩ il ne revoit que rarement son père ✩ parle parfaitement l'anglais, l'arabe, et se débrouille en français ✩ a appris à danser, étant enfant ✩ a longtemps idolâtré sa mère, avant le passage de l'adolescence ✩ homosexuel assumé dès ses débuts, il a pourtant assez mal vécu le passage de l'enfance à l'âge adulte, plongeant dans l'anorexie ✩ en a gardé les séquelles et a le toc de se peser tous les jours ✩ s'offre un masque de supériorité pour ne pas entendre les critiques ✩ sa relation avec sa mère s'est brisée après qu'il ait disparu de la maison pendant deux semaines, quand il avait dix-sept ans ✩ elle lui verse une pension mensuelle, mais ils ne se parlent presque plus ✩ a terminé son lycée sans grande conviction et a tenté en vain une première année de fac de littérature ✩ pendant ce temps, il a adopté un gros chat noir, kal-el, qui ne l'a depuis jamais quitté ✩ a abandonné les études rapidement, trop pris par la vie nocturne qu'il menait ✩ est cyclothymique, et vit par passades des accès de nymphomanie, comme il dit lui-même, et de paranoïa couplée à un besoin maladif d'être protégé ✩ a l'oeil pour ce qui est beau et l'oreille pour ce qui est bon ; un sens esthétique qui ne l'a jamais trompé ✩ est blogueur et critique indépendant, mais ne vit que sur la rente de sa mère ✩ a des goûts de luxe, et une obsession sur les chaussures particulièrement ✩ après avoir vu son coeur se faire briser par son premier amour, il a sombré dans un libertinage maladif ✩ a en réalité le besoin inconditionnel de se sentir aimé et important aux yeux des autres, de quelqu'un ✩ supporte assez mal la vue du sang dans la réalité et paraît facilement excessif ✩ fiancé  depuis l'été dernier avec le premier vrai homme qui ait réussi à le faire se poser depuis des années ✩ il a tout de même excessivement peur de s'engager, et les disputes qui commencent à se multiplier font mauvaise figure ✩ il n'a pas toujours bien choisi ses amants, et si il s'est habitué à se faire insulter après coup, l'agression qu'il a subie alors qu'il était en couple l'a profondément traumatisé et il ne peut plus laisser les autres lui cracher dessus ✩ il passe sa vie à traîner dans les bars, les cinémas, les librairies et les boutiques trop chères pour quiconque quand il n'est pas chez lui ✩ est quasiment accro aux réseaux sociaux et quitte rarement son portable ✩ ne supporte pas l'odeur de la cigarette ✩ déteste les films d'horreurs ✩ pense parfois à porter ses lunettes de lecture, quand il ne les perd pas quelque part ✩ est parfois blessant, mais dans le fond, il est inoffensif ✩ excessivement frileux, toujours obligé de rajouter une écharpe ou un pull.


✩ ce voyageur ailé, gauche et veule.

Tu trembles doucement. Un bandage entoure ta petite main d'enfant. Tu es si jeune. Tu t'es réfugié contre lui. Ton frère, ton jumeau, ton inséparable. Lui qui t'a déjà abîmé plus d'une fois. Lui que tu n'as pas pu laisser. Ton père est parti en claquant la porte. Tu pleurais dans les bras de Nawal, ta mère. Le sang coulant sur ton petit bras. Tu as toujours été plus fragile que lui. Ton frère. Lui qui dort avec toi, ce soir. Vous n'êtes que deux bambins. Qui se chamaillent, se déchirent. Mais refusent qu'on les sépare. Tu n'as pas envie de parler. Tu sens juste sa présence. Et c'est rassurant, étrangement. C'est ta moitié, ton tout. Même si il y a la compétition. Même si il y a la jalousie. Vous serrez vos petites mains, aux pansements collés. Deux paumes entaillées. C'est toi qui a eu l'idée, pour une fois. Tu ne savais pas que ça te traumatiserait à jamais de la vue de l'hémoglobine. Tu soupires doucement. Tu n'es qu'un enfant.

Tu t'enroules dans ta couverture. Renifles sans un mot. La mine basse et l'air en deuil. Personne n'est mort, pour autant. Oh, peut-être bien que si, en fait. Un tombé au combat, trop jeune pour trépasser. Ton coeur en mille morceaux. Dix-sept ans. Dix-sept ans, c'est trop jeune pour vivre un rêve. C'est trop jeune pour se faire abandonner. Tu grinces lentement des dents. Ta mère a arrêté de crier. Deux semaines que tu n'as laissé qu'un post-it sur la table. Avant de disparaître. Fuir cette vie trop morne, tout en restant si proche. Il suffisait de changer de compagnie. C'était pas si compliqué de laisser le reste derrière toi. Ni ta mère absorbée par ses affaires, ni ton père que tu ne revoies que rarement. Ni ton corps encore maigre, ni tes soupirs constants. Ni le lycée, ni les commentaires. Il n'y a rien eu pour te retenir. T'empêcher de griffonner ces mots, monter dans la voiture de celui qui tant de temps a côtoyé ton enfance. Et a titillé ton coeur, les années passants, les âmes s'éloignant. Il est majeur. Il semble toujours être le seul à te comprendre. Il a laissé ses doigts glisser sur ta peau. Il a ri quand tu t'es trahi. Il est resté deux semaines avant de s'évaporer. Quatorze jours. Quatorze fois vingt-quatre petites heures. Dérisoire laps de temps. Tu fermes les yeux et te retiens de gémir. Tu le détestes. Tu le hais. Tu voudrais savoir où il est, pour pouvoir lui hurler dessus. Il n'a laissé qu'un espace vide. Une grande fissure. Un courant d'air entre tes côtes.

Tu te laisses porter. Les yeux fermés, ton corps à l'unisson avec ceux de dizaines d'autres. Les flashs lumineux agressent ta rétine, au travers de tes paupières. Rose, vert, jaune. La vie est un kaléidoscope entêtant. Un tourbillon sans fin, qui te happe depuis maintenant plusieurs années. Des dizaines. Des nombres inconnus. Beaucoup trop. Ils sont trop nombreux, à déjà avoir goûté ta peau. Pour une nuit, pour quelques soirs. Jamais plus. Jamais. Comme la peur panique de tout-à-coup être trop engagé. Tu ne demandes qu'une chose. De l'attention. Être au centre de tout, même si c'est seulement pour quelques heures. Toujours plus. Toujours plus. Toujours plus. Dans l'écho lointain de ta mémoire trop fraîche, tu en entends encore l'appel. Hé, p'tite pute. Tu sautilles en coeur avec les autres. Déjà quelques shots de vodka dans les veines. De quoi oublier la peine. Tu préfères garder les yeux clos, ce soir. Tu verras bien, où tu te réveilleras, demain. Le nez dans un oreiller dont l'odeur ne te dit rien, peut-être. Sûrement, même. Tu veux oublier, ce soir. Comme tous les autres de la semaine. Oublier, et baiser. Quelques minutes d'importance.

Tu te recroquevilles. Dans les draps blancs. Les tremblements longs. Un couteau glissant le long de ton échine. Tu peux entendre Asaf au téléphone. Asaf. Tu vis normalement, pourtant. Depuis quelques mois. Depuis que ton petit blond t'a poussé dans ses bras. Tu as bien voulu y croire. À ce calme étrange. Te ranger. Laisser quelqu'un toucher tes plaies. Tenter de les nettoyer, depuis le temps. Il tente de ne pas parler trop fort. Le sang entre tes jambes sèche lentement. Les phalanges se resserrent sur les draps, autrefois immaculés. Asaf travaillait tard, ce soir. Tu as ouvert la porte sans faire attention. Il t'a poussé. Frappé. Piégé dans ton propre monde. Les hématomes parsèment ta peau pâle. La respiration retenue. Le silence. L'espace entre les secondes. Asaf rouvre la porte. Il tente de te soulever. Poupée de chiffon au regard absent. Te laver. Tu te serres dans tes bras, assis sur le bord du canapé. Le commissariat. Les répétitions. Les mots qui blessent. Trahison. Ton corps te fuit. Ton seul allié. Ton seul ennemi.

Tu te glisses entre les corps et les ondes. Tu continues. Même avec une bague à l'annulaire. Fiancé. Quelques mois, seulement. Le temps d'avoir peur, de se dire qu'il faudrait repartir en arrière. De croire aux monstres, de devoir crier. Tu as besoin de t'échapper. Continuer de sortir. Tu es seul dans la foule. Au milieu des coeurs, le tien entre en résonance. Une sortie, dans le quotidien qui se lisse. Les aspérités, plus que des éclats de couple. Tu es en train de vieillir. Tu es en train de couler. Tu retiens ta respiration, tu fermes les yeux trop fort. Mais quand l'air ne sera plus là, tu n'auras plus le temps de voir la chute. Tu te retournes. Ton regard s'échoue. Un instant. Une seconde. Un souffle. C'est un rêve, un mensonge, un manque de réalité. La lumière fait briller le coin de tes yeux. Tu voudrais sourire. Tu voudrais pleurer. Courir. Te jeter. Fracasser ta carcasse contre la sienne. Tes doigts se raccrochent à sa nuque. Tu n'es pas en état. C'est une erreur. Un écueil. L'argent de l'alliance contre sa peau. Les vérités trop fortes. Tu ne tiens plus sur tes jambes. Tu as mordu ses lèvres. Tu te laisses porter. À moitié sourd, à moitié mort. Le dernier filin retenant ton monde au bord de s'écrouler vient de céder. C'est la glissade lente. Il t'a ramené. Bordé. Laissé. Un bout de papier, au creux de ta paume. La ville de ton âme vient de fondre au soleil.


✩ le poète est semblable au prince des nuées.

pseudo › SAILOR V. et à propos de toi ? › mon vrai nom, c'est Valentine, mais vous pouvez m'appeler Val je suis une pitite française du sud-ouest, mais mes racines me portent vers le Nord   sinon, à part ma généalogie, je suis fuckin' rousse et fuckin' proud of it, et je suis sûre que tout le monde s'en fout l'oiseau qui t'a porté au nid › c'est ma maison     le dernier mot avant ta liberté › le plus important, c'est d'y croire.    

fiche (c) about today. citations (c) baudelaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 564
◦ avatar : roo panes.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 19:03



*entraîne Narcisse dans un coin sombre*

_________________
lone digger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
◦ pseudo : SAILOR V.
◦ messages : 342
◦ avatar : xavier dolan.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 19:07



*suit Xander et *

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
esprit libre
avatar
◦ pseudo : aza
◦ messages : 80
◦ avatar : Matt Smith
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 19:34

Il fait juste trop peur ce gif Narc' xD *jetait un coup d'oeil mais fuit*

_________________

Life is just a game
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 564
◦ avatar : roo panes.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 19:40

Oh c'est bizarre, moi j'le trouve sexy... :gnutgnut:

_________________
lone digger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
◦ pseudo : SAILOR V.
◦ messages : 342
◦ avatar : xavier dolan.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Dim 14 Déc 2014 - 20:09

... c'est la bôté intérieur qui compte
faut pas fuir, je suis aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur, i swear



(Xander, toi, t'as des goûts chelous, c'est pas pareil )

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 564
◦ avatar : roo panes.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Lun 15 Déc 2014 - 1:44

tes bôtés sont toutes parfaites. et j'ai pas de goûts chelous, sinon pose-toi des questions, sweetheart. &&

(en vrai le premier paragraphe de ton histoire vient juste de me tuer, babe. mais vraiment. *va tuer Xander*)

_________________
lone digger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 564
◦ avatar : roo panes.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Lun 15 Déc 2014 - 19:56



Je complexe tellement devant ta plume, sérieux.
et Xander est un monstre.
mais je nous aime.
let's have gnutgnut.

:gnutgnut:
(t'es validée, quoi. &&)

EDIT. en plus t'es mon 69ème message.

_________________
lone digger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
◦ pseudo : SAILOR V.
◦ messages : 342
◦ avatar : xavier dolan.
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   Lun 15 Déc 2014 - 19:58



ce sera mon seul commentaire.

je t'aime
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.   

Revenir en haut Aller en bas
 

(✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» (✩/N.) tu me crois la marée, et je suis le déluge.
» moon soko (+) tu me crois la marée et je suis le déluge
» Victor Hugo - Tu me crois la marée, et je suis le déluge.
» Reshiram l'ange céleste :P Je m'y crois
» La Grande Marée Qui Surbmergera Le Monde! (Résultat Des Sondages #1) [Avec de jolies images pour Tar... Car sinon il comprend rien...]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
INDIGO HOME. :: essais publiés-