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and we meet again ~ (carzona)


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and we meet again ~ (carzona)

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MessageSujet: and we meet again ~ (carzona)   Mer 22 Avr 2015 - 13:28

talkin' 'bout them better days are not that far
whoever's coming back to mine you better bring the guitar
you play a sad song, yea sing it from the heart
tell a sad story, yea tell it from the start

goodol'days@thescript

Tu regardes les mots, encore et encore.

Son numéro, tu ne l'avais jamais supprimé de tes contacts. Mais tu n'aurais jamais cru qu'elle le réutiliserait un jour. Tu l'avais laissé là, un peu par nostalgie. Mais pour être bien honnête, tu n'avais tout simplement pas été en mesure de le supprimer. Parce qu'Arizona, c'était pas un morceau de ta vie que tu étais prête à supprimer d'un simple clic. Parce que malgré la distance et les années passées, elle avait toujours eu une petite place dans ton esprit.

Parce qu'une meilleure amie, ça ne se remplace pas. Pas vraiment. Même quand elle est loin. Même quand elle est morte.

C'est pour ça que quelque part, perdue dans tes nombreux contacts, se cachent encore le numéro de téléphone de Lizbeth.

Elle veut te revoir. Ce qui veut dire qu'elle est en ville. Après cinq ans, elle est finalement revenue. Tu ne lui as pas parlé du tout dans les trois dernières années. Pas un mot, pas un mail, rien du tout. C'est de ta faute, et de la sienne aussi. Mais tu ne lui en veux pas. Tu espères qu'elle ne t'en veut pas non plus. Parce que pendant qu'elle était occupée à découvrir le monde et tous ses petits trésors, toi, tu étais occupée à voir ce que c'était que la vie quand ton monde se centre autour d'une même et unique personne. Un petit ange, une petite partie de toi-même.

T'étais trop occupée à être une maman pour penser à être une amie. Si occupée que tu as tout bonnement oublié de lui dire que tu en étais une, une maman.

La réalité, c'est que tu n'as pas vraiment oublié. Tu as plutôt omis de lui dire. Parce que tu es pratiquement certaine que si elle avait su Arizona, elle serait rentrée sur le champ. Elle serait revenue et elle aurait pris soin de toi, comme elle l'avait si bien fait durant toute votre enfance et votre adolescence. Mais tu ne voulais pas qu'elle rentre, pas pour toi, pas avant qu'elle ne soit prête. Alors tu as pris une chance, tu n'as rien dit. Et tu ne le regrettes pas. Parce qu'elle est prête aujourd'hui, elle est revenue. Pas à cause de toi, non, parce qu'elle le voulait vraiment.

Ça ne t'a pas empêché d'écrire son nom sur le baptistaire, sur la ligne indiquée marraine. T'es certaine qu'elle sera heureuse de l'apprendre, même si tu es en retard comme toujours.

Tu espères seulement qu'elle le prendra mieux que Jax.

Tu chasses son image de ta mémoire, te concentre à préparer Beth pour votre promenade au parc. C'est là que tu vas retrouver Arizona. Dans ce parc où vous avez fait mille et unes folies lorsque vous étiez encore haute comme trois pommes. Ce parc qui vous a permis de grandir à trois, toi, elle et votre Lizbeth. Ça te rend triste et heureuse à la fois d'y repenser. Tu t'imagines que quelque part dans son paradis, Liz elle vous regarde et elle est contente. Contente de savoir que rien n'a pu vous séparez, que rien n'y parviendra jamais.

La marche jusqu'au parc est courte et tu stresses un peu de sa réaction face à ta fille. Tout ce que tu veux vraiment, c'est qu'elle comprenne. Que ce n'était pas contre elle que tu as gardé le secret, au contraire. Tu sais que ça semble étrange soudainement, comme si tes raisons n'étaient pas réellement valides alors que dans ta tête, ça semblait faire tellement de sens. Tu as peur de te mettre les pieds dans les plats, surtout à cause de tout ce qui s'est passé avec Jax il n'y a pas si longtemps.

Tant pis, tu fonces quand même. Le pire qui puisse arriver, c'est qu'elle reparte. Même si tu n'en as vraiment pas envie, tu sais que tu peux survivre, même sans elle.

Mais quand tu l'aperçois, avec ses petits traits enfantins, ses grands yeux bleus, ses cheveux blonds, tu te demandes comment tu as fait pour survivre si longtemps sans sa présence dans ton quotidien. Lizbeth qui te tient par la main reste à côté de toi alors que tu l'as prends instinctivement dans tes bras. Et puis tu sens son parfum fruité dans ses cheveux, un petit quelque chose qui ne l'a pas quitté, malgré tout. Tu sens les larmes qui te montent aux yeux, sans même t'en rendre compte. Elle représente tellement plus que tu n'es prête à l'avouer, un petit bout de femme qui comble ton univers en entier.

« Ari. Oh mon dieu, c'est à peine si t'as changé. Ça fait tellement plaisir de te revoir. »

Et puis tu l'as serre encore un peu plus longtemps, un peu plus fort. Soudainement, t'as un peu peur qu'elle disparaisse.

Tu sens la main de Beth qui tire après la tienne, comme si elle était insultée d'être si longuement ignorée. Tu renifles un peu, presque gênée d'être larmoyante devant ta meilleure amie, et tu prends la petite dans tes bras. Elle regarde longuement ton amie dans les yeux, comme si elle cherchait dans ses souvenirs à savoir si le visage devant elle lui est familier ou non.

« Et j'ai quelqu'un de très important à te présenter. Voici ma petite puce, ma fille Lizbeth Fitzgerald. »

Tu redoutes sa réaction, mais tu ne lui laisses même pas le temps de dire quoique ce soit que tu murmures un petit « Je t'en supplie, ne soit pas fâchée.. », un peu par précaution. Parce que tu sais que ce genre de secret à la longue, c'est plutôt dangereux. Trop dangereux même.

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    it's easier to fall and harder to stand. it's easier to cry and harder to laugh. and i don't know how, i don't know why. but you're the light on my shoulder when i'm tired. it's easier to run and harder to be still. it's easier to think and harder to feel.
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MessageSujet: Re: and we meet again ~ (carzona)   Dim 3 Mai 2015 - 23:46

tell me what you want to hear,
something that will light those ears,
sick of all the insincere,
so i'm gonna give all my secrets away.

secrets@onerepublic

T'es toute excitée. Il n'y a pas à dire, tu n'as de cesse de sauter dans tous les sens depuis qu'elle t'a textée pour confirmer votre rencontre. Ta belle rousse. Ta chère amie, depuis trop longtemps oubliée, à tes yeux. Mais c'est de ta faute. Tu en es consciente. C'est un peu de la sienne aussi, puisque dans le fond, elle ne s'est pas acharnée sur les lettres. Vous vous êtes juste perdues de vue, comme ça, doucement mais sûrement. Les lettres se sont espacées, comme les cartes postales. D'hebdomadaires, elles sont passées à mensuelles, et lentement, le temps s'est engouffré entre deux paires de nouvelles.

Mais aujourd'hui que tu es de retour à North-Hatley, tu te dis que c'est différent. Que même s'il y aura obligatoirement quelque chose de changé, que ce soit d'elle ou de toi, peut-être que dans le fond, votre relation est toujours la même. Elle a juste été mise sur pause pendant cinq longues années. Et qu'elle peut reprendre, maintenant que vous êtes réunies, à nouveau. C'est peut-être un peu naïf de penser comme ça. Mais t'as besoin d'espoir. Besoin d'y croire. Besoin de savoir que tu n'as pas vraiment tout perdu en te barrant d'ici – famille à part.

Naïf, oui. Plus tes pas te rapprochent du parc, plus tu te dis que c'est stupide de croire que votre lien est toujours aussi solide. Malgré tout ce que vous avez vécu toutes les deux, à vous serrer les coudes, à rire et à pleurer, à se soutenir mutuellement... Cinq ans se sont quand même écoulés, depuis que tu as aperçu sa magnifique chevelure rousse. Et en cinq ans, il peut s'en passer, des choses. Vous le savez mieux que quiconque, vous qui avez perdu votre meilleure amie comme ça, dans l'inattendu, en si peu de temps. Mais tu essayes de ne pas penser négatif. De te dire qu'elle va bien. Et que vous irez bien toutes les deux, et qu'elle n'a connu que du positif dans sa vie, depuis que tu es partie.

Ça aussi, c'est sans doute faux. Mais ça te motive à avancer, et ça t'aide à garder la face, quand tu as constamment l'impression de l'avoir abandonnée et d'avoir joué les égoïstes. J'avais besoin de respirer, et j'étouffais ici, Cammie. Besoin de disparaître, de tout oublier, et de m'oublier un peu, moi aussi. J'avais envie d'un nouveau départ. D'un nouveau monde. Mais regarde-moi, à revenir ici au final. Peut-être qu'on change jamais vraiment. Qu'c'est qu'une illusion. Et tu peux en chercher, des excuses. Tu restes persuadées qu'elles ne seront jamais suffisantes.

Mais elle n'avait pas l'air amère, quand vous avez échangé ces sms. Elle n'avait pas l'air de t'en vouloir à mort, non. Comme si la joie de te retrouver avait effacé tout le reste. Tu ne sais pas si tu dois t'en réjouir. Sans doute. Mais tu ne veux pas penser au négatif, alors que tu vas tout juste la retrouver. Vous aurez le temps pour les explications bien plus tard, vu que tu ne comptes plus vraiment t'enfuir, maintenant que tu es de retour.

Quand tu la vois au loin, tu as l'impression que ton souffle se coupe un instant. C'est elle. C'est Camille. Elle n'a pas changé d'un trait, du moins, tu pourrais le jurer, même si elle a évidemment un peu mûri. Un large sourire étire tes lèvres, si bien qu'il te fait mal aux joues, et tu ne tardes pas à presser le pas vers elle, éclipsant tout ce qui vous entoure pour la serrer dans tes bras. « Oh Camille. » Souffles-tu, alors que tu te sens soudainement les yeux bien plus humides que d'ordinaire. « J'suis tellement heureuse aussi. C'est dingue comme tu m'as manqué. » Y'a une petite larme qui t'échappe au coin de l'oeil, et dès que tu te recules, tu te prends à l'essuyer du revers de la main. C'est que ça te fait quelque chose, de la revoir là, comme si ces cinq ans ne s'étaient jamais vraiment écoulés.

Puis, il y a ce petit quelque chose que ton cerveau n'a apparemment pas calculé avant ça. Ce petit bout de vie aux longues mèches rousses qui te rappellent beaucoup trop la femme devant toi. Tu la regardes tant avec surprise qu'avec amusement, alors que la petite rejoint les bras de la jeune Fitzgerald. C'est alors que les explications tombent. C'est sa fille. Sa fille. Tu écarquilles un peu les yeux, regardant Cammie. D'abord partagée entre le bonheur pour elle, et une dose d'incompréhension qui refera surface plus tard. « Oh mais... Mais c'est dingue ! Comme elle te ressemble, elle est juste trop mignonne mais... Félicitations ? C'est peut-être un peu tard, je... J'aurais jamais attendu une telle surprise à mon retour... » Ton regard ne décroche pas du petit ange qui te scrute en retour. Tu as tant de questions qui te viennent à l'esprit, si soudainement.

Ne pas être fâchée ? Tu ne l'es pas. Enfin, tu ne penses pas. Tout est tellement confus, sur l'instant. « Ça va pas la tête ? J'suis carrément heureuse pour toi oui ! » Même si t'aurais pu m'envoyer une carte, ça va sans dire. Mais ça, tu le gardes pour toi. Inutile de gâcher le plaisir de vous retrouver par quelques remarques qui peuvent attendre. « Lizbeth... » Souffles-tu, secouant doucement la tête. Lizbeth, comme votre meilleure amie. Tu croises le regard de Camille, lui accorde un sourire ampli de compassion. « J'ai l'impression d'avoir loupé tellement d'épisodes... » Ajoutes-tu avec un petit rire nerveux. C'est plus des épisodes Ari, à ce stade. Ce sont carrément des saisons qui t'attendent pour te mettre à jour.

Tu te mordilles un peu nerveusement la lèvre. Il y a tellement de choses que tu voudrais lui demander. Tellement de questions auxquelles tu voudrais des réponses, si bien que ton cœur s'emballe. « Je, hm. Ça vous dirait, d'aller prendre une glace ou un café ? J'crois qu'on a pas mal à se dire, toi et moi. » Ton sourire se fait doux. Plein d'amour, comme avant ton escapade, comme cinq ans plus tôt, quand la jeune Fitzgerald aujourd'hui devenue une vraie femme et toi étiez deux inséparables, la rousse et la blonde, envers et contre tous. Ça te manque un peu, oui. Et si rien ne sera plus jamais pareil, t'as besoin d'un petit rewind des cinq ans passés, juste pour imaginer que t'es jamais réellement partie, et que t'as été là pour elle, à travers tout, et pas seulement sur le papier des cartes postales.

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MessageSujet: Re: and we meet again ~ (carzona)   Jeu 25 Mai 2017 - 14:12

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L’émotion est à son comble alors que l’étreinte entre la blonde et toi ne semble pas avoir de fin. Tu as l’impression de revenir cinq ans en arrière, comme si le temps n’avait jamais filé entre vos doigts, comme si vous n’aviez jamais perdu contact. Pour quelques secondes, vous êtes de nouveaux ces ados avec les rêves plus grand que l’univers et ce lien indestructible. Tu es heureuse de constater que malgré les années, ce lien, il est vraiment aussi fort. Tu sais que la jeune femme devant toi n’est pas exactement la Arizona qui est partie il y a de cela si longtemps, mais pour un instant, tu as envie de croire que rien n’a changé.

Quand elle murmure ton nom doucement, qu’elle te dit combien tu lui as manqué, t’as l’impression de te sentir pleine à nouveau. Comme si un morceau de toi t’avait été enlevé et que tu le retrouvais soudainement. De la même manière que tu avais perdu un bout de toi avec la mort de Lizbeth et qu’il t’était revenu avec la naissance de ta fille. En ce moment, il ne te manque plus rien. Ou du moins, il ne manque plus rien à la gamine que tu étais. Tu es toute ta personne à nouveau, le regard plongé dans le regard clair de la blonde, ta mini tirant ta main suppliant silencieusement pour de l’attention. Lizbeth, elle est un peu plus comme toi chaque jour. Elle aime qu’on l’a remarque, elle aime qu’on l’a regarde. Et tu ne pouvais qu’espérer une chose, c’est qu’Arizona tomberait sous son charme comme toi tu le fais un peu plus tous les jours.

« Je suis désolée de ne pas te l’avoir dit avant.. mais je trouvais que c’était une nouvelle qui valait plus qu’une carte postale, tu vois? » Une nouvelle qui t’aurait fait revenir avant le temps. Une nouvelle qui aurait tout changé pour elle, peut-être avant même qu’elle ne soit prête, et tu ne pouvais pas lui faire ça. Tu savais que le temps viendrait où elle reviendrait. Où elle ressentirait le besoin de rentrer à la maison, et voilà que le temps était arrivé et tu ne pouvais pas en être plus heureuse. Mais même si tu aimerais tant que tout soit resté figé entre son départ et son retour, le temps vous rattrape et la réalité en est autrement. Et tout ce que tu veux, c’est que la réalité plaise à ton amie, tout comme tu as envie de t’évader dans les récits d’aventures et de voyages qu’elle doit avoir à te raconter. Elle semble un peu sous le choc, tu ne peux pas la blâmer. Il y a tellement de choses qui se sont passées dans les dernières années, c’est tout à fait normal qu’elle ait l’impression d’avoir manquer quelques épisodes. Mais t’es prête à lui faire le meilleur résumé qui soit, si c’est ce qu’elle désire. « Peut-être que t’as manqué quelques trucs ici et là oui », rajoutes-tu, un rire sincère dans la voix. Mais ce que tu veux savoir maintenant, la question qui te brûle les lèvres, elle n’a rien à avoir avec ce qui est arrivé dans le passé. Elle a à voir avec ce qui va venir. Le temps qui reste, le temps qui vient. Est-il limité, ce temps? « Mais maintenant, on possède tout le temps du monde, pas vrai? » Parce que maintenant que tu es là, j’ai plus envie que tu partes. Dis-moi que je resterai complète encore un petit moment, je t’en supplie.

« Oui, je veux une glace! » Tu échappes un petit rire alors que Beth regarde Arizona avec des grands yeux pétillants, un sourire charmeur aux lèvres. Oh qu’elle sait quoi faire pour obtenir ce qu’elle veut la demoiselle, particulièrement lorsqu’il s’agit de sucreries. « Je crois que c’est une très bonne idée. » Tu offres un sourire à ton amie alors que Lizbeth tire encore une fois sur ta main pour que tu commences à avancer plus vite, mais ce qui t’étonne le plus, c’est l’aisance avec laquelle elle vient déposer sa main dans celle de ta meilleure amie, comme si la blonde avait toujours été présente dans la vie de Beth. Tu échanges un regard avec la blonde, et alors que vos pas vous mènent vers la crémerie la plus proche, tu peines à réaliser que ce moment est bel et bien réel. « Tu dois tout me raconter de tes voyages. » Tu sais que la blonde doit avoir un million de questions sur Beth. À savoir si son père est dans le décor, de qui il s’agit, mais t’es pas certaine d’être en mesure de répondre à tout, pas avec les petites oreilles de ta puce grandes ouvertes si près. Alors tu détournes du point d’attention, ne serait-ce qu’un moment. Le temps que vous mangiez vos glaces, avant que Beth n’ait jouer dans les modules au parc, vous laissant ensuite seules Ari et toi. Et là, à ce moment, peut-être seras-tu en mesure de tout lui dire, comme tu as rêver de le faire pendant les trois dernières années.

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MessageSujet: Re: and we meet again ~ (carzona)   Dim 4 Juin 2017 - 21:07


“ i need your grace, to remind me
to find my own ”

@chasingcars / sleepingatlast

Ta belle rousse. Ton sourire déborde, ton cœur te tiraille. Rien que de la retrouver te ramène bien des années en arrière. Ce temps d'insouciance où tout était plus simple. Où vous étiez Camille, Lizbeth et Arizona, contre le monde. Le trio infernal, puis le duo. Mais le temps est passé par là, le temps a fait son ouvrage, vous séparant un peu plus avec les jours qui passaient. C'est dommage, pas vrai ? À l'époque, t'aurais aimé prendre le temps de lui expliquer en face à face. Lui offrir une dernière étreinte avant de prendre la fuite, mais à l'époque, t'étais une sacrée tête brûlée n'écoutant que ton cœur, tes pulsions. Tu es partie comme ça, du jour au lendemain avec un sac à dos trop grand pour toi et les larmes au bord des yeux. Tu es parti égoïstement en laissant tout derrière, plus particulièrement en la laissant elle. Elle qui méritait bien mieux, venant de sa meilleure amie. Tu as essayé par la suite de lui expliquer dans tes lettres, de lui faire comprendre à quel point tu t'en voulais, à quel point tu étais désolé, d'être partie aussi facilement, sans même te retourner. Tu as voulu lui expliquer que ça n'avait jamais été simple, comme décision. Mais c'était mentir parce que quelque part, c'était la plus simple des solutions à prendre dans ta vie. Tu avais essayé de compenser ton absence par des cartes postales, que le temps avait fini par espacer, un peu trop. Puis te voilà de retour. Trop d'épisodes plus tard, à essayer de comprendre l'incompréhensible.

Une petite tête rousse, ses traits adorables faisant écho à ceux de sa mère. Lizbeth. Ça aussi, ça te tiraille le cœur. Ça te rappelle que Camille, elle n'a jamais vraiment réussi à se faire à la mort de votre amie. Ça te rappelle que t'aurais dû être là pour l'y aider. Mais non, t'étais perdue à l'autre bout du monde, sous d'autres étoiles, à essayer de refaire ta vie. Mais maintenant tu es là, c'est tout ce qui compte pas vrai ? Tu n'as pas envie de la lâcher comme ça, plus maintenant. Son rire, c'est ton baume au cœur, tout ce dont tu avais encore besoin pour te sentir chez toi. « Bien sûr qu'on a tout le temps du monde ! J'compte pas repartir tout de suite. » Que tu annonces avec un sourire radieux, pour couvrir la misère, pour ne pas craquer et lui dire qu'en réalité, tu es bien tentée de prendre la fuite à nouveau. Tu ne sais pas ce que tu veux, ce que tu fais ici, ce que tu es censée faire. On ne peut pas dire que cette ville ne t'ait laissé que de bon souvenirs d'un côté. Alors tu vas essayer d'en construire d'autres, de bien faire les choses cette fois, même si tu ne sais pas du tout comment t'y prendre. Ça commence par cette petite proposition, d'aller chercher des glaces, boire un café. Commencer à rattraper le temps perdu. La petite bouille rousse semble ravie, avec son regard pétillant et ses mots maladroits. Elle t'arrache un grand sourire alors que tu cherches de l'approbation dans les yeux de ta meilleure amie. « Allons pour une glace alors, puisque maman est d'accord. »

T'es un peu surprise quand cette petite main si fragile se glisse dans la tienne, entre tes doigts. Ton sourire est plus doux, assez chaleureux. Ça te fait un bien fou, quelque chose que tu ne t'expliques pas. De voir qu'elle te fait confiance, comme sa mère, comme si c'était naturel, malgré tout. Tu as tellement de questions à poser, à vrai dire. Qui est le père. Si tout s'est bien passé. Où est le père. Si Camille est heureuse, réellement. Des questions que tu gardes pourtant pour toi, pour l'instant, pour ne pas éveiller la curiosité de l'enfant. « Tous mes voyages ? Un après-midi ne suffirait pas ! Et j'ai l'impression que tu en sais déjà beaucoup... Mais ce serait avec plaisir. » Ton sourire est tendre, quand tu poses ton regard sur Cammie. Parce que tu répondrais à toutes ses questions, quelles qu'elles soient. « J'aurais voulu que tu sois là avec moi pour découvrir tout ça... J'ai vu des endroits Cammie. Des endroits magnifiques. » De ceux qui restent gravés dans la mémoire, comme les plus ravissantes des œuvres d'art. Tes pas t'entraînent jusqu'au glacier pas bien loin d'ici. Cette même échoppe où tu venais autrefois, avec Camille et Lizbeth – l'autre Lizbeth – pour vous régaler de sorbets et d'autres sucreries, contre l'avis de vos parents. C'était votre petit rendez-vous en été, votre petit truc à vous. Tu laisses la petite choisir ses parfums, Camille en faire autant puis tu boucles la commande en laissant deux billets sur le comptoir. Quelques dizaines de secondes plus tard, vous avez les glaces en main, prêtes à repartir en balade.

T'as bien des choses sur le cœur, Arizona Costello. Des choses qui t'écorchent les lèvres, des choses qui te font peur. Pourtant, tu n'as jamais eu peur de Camille, jamais comme ça. Tu t'inquiètes de ses réactions, de ce qu'elle pense vraiment. Tu picores dans ta glace avec la petite spatule, gardant un œil sur Lizbeth en même temps. « J'suis vraiment désolée tu sais. » Ça tombe comme une bombe au milieu du silence, mais tu ne pouvais pas retenir ça plus longtemps. Pas face à elle. « Pour beaucoup de choses. Pour être partie sans trop rien dire, déjà. Pour pas avoir donné plus de nouvelles... » Tu te pinces les lèvres, un peu incertaine. Tu te sens tellement maladroite face à elle, alors que tout était plus simple autrefois. Tu lèves les yeux sur le parc devant vous, souriant alors que Lizbeth semble trépigner d'impatience. T'aurais pas dû louper tout ça, tu en prends encore plus conscience maintenant. « J'aurais dû être là pour toi Camille, j'sais que ce que j'ai fait était assez égoïste. Je dois admettre que j'ai pas tellement réfléchi aux conséquences, quand je suis partie. » Tu lui jettes finalement un coup d'oeil, un peu timidement. Tu ne sais pas ce que tu attends ainsi. D'être rassurée peut-être ? Qu'elle te dise que ce n'est rien, qu'elle ne t'en veut pas ? Tu as bien conscience que ce n'est pas si simple. Tu aimerais tellement retrouver votre relation d'avant, faire comme si ces années n'avaient pas existé, comme si tu lui avais parlé tous les jours, comme vous le faisiez avant votre départ. Un petit soupir t'échappe puis vous rentrez dans le parc finalement. Tu as juste besoin d'avoir sa confiance, à nouveau, besoin qu'elle sache qu'elle peut compter sur toi désormais, quoi qu'il advienne.

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MessageSujet: Re: and we meet again ~ (carzona)   Lun 5 Juin 2017 - 19:33

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Vos vies avaient été tellement différentes dans les cinq dernières années. Elle à la découverte du monde, toi qui créait ton monde aux alentours d’une simple et même petite personne. Arizona et toi, vous aviez toujours été particulièrement différentes. Elle était bruyante, fearless, prête à tout pour faire face aux prochains défis de la vie. Quand elle avait pris la décision de partir, ça t’avait étonné, mais pas trop en même temps. Tu savais qu’elle le ferait un jour. Qu’elle ne resterait pas prisonnière de cette ville qu’est Coeur d’Alene. Ce qui t’avait surprise toutefois – sans que tu n’oses lui admettre, évidemment – c’est qu’elle était partie à cause d’un garçon. Tu connaissais trop bien l’importance que le jeune Desmarais avait pris dans la vie de la blonde, mais jamais tu n’aurais pu imaginer qu’il serait l’élément déclencheur. Mais ça faisait du sens après tout, qu’elle parte pour s’éloigner de lui, pour oublier les sentiments devenus trop grands, pour recommencer à zéro. Ce serait mentir que de dire que tu n’y as jamais pensé, après la mort de Lizbeth. Mais tu n’aurais pas pu. Car tous tes souvenirs d’elle étaient ici, et tu ne voulais pas en perdre le moindre morceau. Ce que tu n’avais pas compris à l’époque toutefois, c’est que le temps t’enlèverait des morceaux, que tu le veuilles ou non. Que même si tu t’empêchais de vivre ou de partir, les souvenirs ne seraient jamais aussi puissants, qu’éventuellement, le son de sa voix ne serait que chose du passé. Et si tu n’as jamais vraiment été en mesure de faire le deuil de ton amie décédée, tu l’as vu te revenir sous la forme de ta fille. Et t’aurais tellement aimé partager tout ça avec Arizona. Qu’elle puisse ravoir sa part de Liz, elle aussi. Tu as failli le faire, bien souvent. Mais t’as décidé d’être égoïste et de la garder pour toi. Mais maintenant que la blonde est là devant toi, tu réalises de plus en plus que Beth, elle n’est pas qu’à toi. Qu’Arizona – sa marraine – a le droit de savoir. Et elle a le droit de l’aimer.

T’es soulagée lorsqu’elle te dit qu’elle compte rester, même si tu n’es pas certaine d’y croire à cent pour cent. Mais tu as l’intention de profiter de chaque moment qu’elle t’offrira, pour ce qui est du reste, tu géreras en temps et lieu. Tu n’as pas envie de penser à plus tard, t’as envie de profiter de maintenant. Elle et toi et Beth, comme avant mais tellement différent. Vous marchez toutes les trois faire le crémerie, vos pas synchronisées alors que Beth s’amuse à vous regarder à tour de rôle, probablement toujours à la recherche d’un souvenir qu’elle aurait de la jeune Costello. Tu sais qu’elle a vu des photos, mais tu ne sais pas si c’est suffisant pour que la petite puisse faire un lien. Pour l’instant tu ne dis rien de plus, appréciant le silence agréable, le bruit de vos pas qui te permet de t’ajuster à cette nouvelle réalité. Un quotidien où Arizona est présente, comme avant. Du moins, c’est le rêve. C’est l’envie que tu as, mais tu ne veux pas lui faire peur, tu ne veux pas la faire fuir. Pas tout de suite, pas trop vite. « On y retournera ensemble, à ces endroits magnifiques. Toutes les trois. » Tu vois des étoiles dans les yeux de la jeune Costello lorsqu’elle évoque ses voyages et ça te donne le goût, pour une fois. Le goût de prendre une chance, de lever les voiles, de partir à l’aventure toi aussi. Et puis avec Arizona et la petite à tes côtés, le monde ne peut pas vraiment être si effrayant, pas vrai? Lizbeth ne suit plus vraiment la conversation, trop concentrée sur sa crème glacée. « J’peux aller jouer? » Le parc est à quelques mètres seulement de la crémerie et tu lui fais un signe positif de la tête alors qu’elle se met à courir vers les modules, tes pas et ceux d’Arizona la suivant derrière, et tu invites ton amie à s’asseoir sur un banc face au parc sur lequel tu prends place à ton tour.

Lorsqu’elle s’excuse, t’as l’impression qu’elle vient de lâcher une bombe, quelque chose qu’elle retenait depuis tellement longtemps déjà. Tes yeux se posent sur elle, t’as envie de lui dire qu’elle n’a pas besoin de s’excuser, que tu comprends parfaitement, que tu ne lui en veux pas, jamais, mais tu l’as laisse dire ce qu’elle a à dire parce que justement, tu comprends. Tu comprends le besoin de se justifier, tu l’as vécu il n’y a pas si longtemps avec le père de la petite. Une révélation qui va d’ailleurs probablement choquée ta meilleure amie. « T’en avais besoin Ari. Et puis je le savais, tu sais? Que tu ne resterais pas éternellement à Coeur d’Alene. Cette ville est trop petite pour une fille comme toi. » Ta main se pose dans celle de ton amie, dans un geste que tu espères réconfortant, rassurant. « Je t’en ai jamais vraiment voulu Ari. Il faut être deux pour arrêter de s’écrire.. » Tu n’étais pas fière toi non plus d’avoir laisser la distance prendre tant de place entre vous deux. Et puis quand tu es tombée enceinte, ça t’a permis de déculpabiliser. Tu te disais que puisque vous vous parliez presque plus, elle n’avait pas besoin de savoir tout de suite, pour ta grossesse. Et tu ne voulais pas qu’elle revienne pour toi. Tu voulais prouver que tu pouvais te débrouiller toute seule – ou presque, si on omet l’aide constante que ton frère t’a apporté depuis la naissance de Beth. « Et puis je t’ai même pas écris pour te dire que j’étais tombée enceinte. Je t’ai rien dit quand j’ai accouché de Lizbeth, même pas un coup de fil pour te dire que j’ai inscrit ton nom sur la ligne de marraine.. » Tu espères que cette dernière annonce va bien faire réagir la jeune femme. Tu souhaites aussi que ça chasse cette lourdeur qui vient de s’installer entre vous. T’as envie d’être heureuse qu’elle soit là, pas besoin de ressasser tout ce que vous auriez dû faire et que vous n’avez pas fait. « Alors t’as pas à t’excuser pour ça d’accord? Pas à moi, jamais. » Un sourire. Allez Ari, on se donne une chance d’être une fois de plus les meilleures amies qu’on a toujours été, qu’est-ce que tu en penses?

_________________
    - light on my shoulder -
    you're the timber in my voice when i sing


    it's easier to fall and harder to stand. it's easier to cry and harder to laugh. and i don't know how, i don't know why. but you're the light on my shoulder when i'm tired. it's easier to run and harder to be still. it's easier to think and harder to feel.
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