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₪ detlev le sushi


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₪ detlev le sushi

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esprit libre
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◦ pseudo : Greenleek
◦ messages : 7
◦ avatar : Jared Letototo
MessageSujet: ₪ detlev le sushi   Jeu 15 Jan 2015 - 22:48


Detlev Amadeus Geffen
faites vos jeux


✩ indolent compagnon de voyage.

âge › vingt-quatre ans date et lieu de naissance › 21 septembre 1990 à Varsovieprofession › barman/serveur situation amoureuse › célibataire orientation sexuelle › bisexuel à tendance homosexuelle situation financière › moyenne, mais les fins de mois sont rudes groupe › spleen avatar › jawed letow crédit › de la bannière. tumblr

si tu devais te décrire en cinq mots, quels qu'ils soient, lesquels tu me donnerais ? › tête en l'air, rêveur, dynamique, fêtard, secretsi tu devais m'emmener loin d'ici, où est-ce qu'on irait ? › dans la forêt de Brocéliande si tu devais me lire une histoire, laquelle est-ce que tu choisirais ? › une histoire que je ne connais pas non plus


✩ ce roi de l'azur, maladroit et honteux.

Je crois que mon plus grand soucis, c’est que j’en ai toujours voulu trop.

C’est une histoire qui se répète, encore et encore, sans que j’apprenne de mes erreurs. Je crois que c’est plus fort que moi : mes rêves sont si souvent à la hauteur de mes espérances profondes que j’espère que la réalité le sera aussi.  Sauf que ça n’est pas le cas. Ca n’est jamais le cas.

Je travaille dans le monde de la nuit, c’est quelque chose qui m’a toujours plu : c’est là que se font les plus belles rencontres, car elles ne sont qu’éphémères. Je ris avec mes clients, je leur fait la conversation, je les drague un peu pour qu’ils consomment ; mais parfois… Parfois, au milieu de toutes ces platitudes, j’aimerais leur poser une question. Une seule petite question, qui m’obsède, tel un fantôme du passé.

« Si je te demande de tout plaquer, là maintenant tout de suite, famille, boulot, copine, et de partir à l’aéroport, tu me suis ? »

J’ai souvent envie de poser cette question, parce que c’est la question que j’ai toujours rêvé qu’on me pose. Je n’ai jamais vu mon pays de naissance, la Pologne, parce que mes parents ont décrété que le Canada offrait plus d’avenir à ses enfants qu’un pays à moitié moribond de la seconde guerre mondiale, qui ne s’en est jamais réellement remis. J’aimerais partir, loin, visiter, voyager, être quelqu’un d’autre. M’arracher ne serait-ce que l’espace de quelques secondes à cette vie de soit-disantes libertés, prédéfinies, qui me font croire que je suis quelqu’un, un individu à part entière et non un inconnu dans une masse.

J’ai besoin de vivre. J’ai besoin d’adrénaline et de sensations, pour vivre. J’ai besoin de sentir chaque terminaison nerveuse de mon corps, d’être dans une montagne russe émotionnelle permanente. Je ne suis qu’émotions et secrets, rêves et envies fugaces ou sempiternelles.

Qui, un jour, aura le courage de faire tomber son masque ? Si seulement je trouvais quelqu’un qui vaille le coup que je lui pose cette question. Au moins, l’espace de quelques secondes, je pourrai rêver que je vis. Et je verrai si la réalité est à la hauteur de mes espérances.

Sinon, j’adore boire. En fait, je tape dans toutes les bouteilles au travail dès que j’ai le temps, et je finis la plupart des nuits au bar complètement torché. Et j’aime bien ça. J’adore ça. Ça me fait passer le temps, et ça rend la monotonie… un peu moins monotone.


✩ ce voyageur ailé, gauche et veule.


This is the way you left me, I’m not pretending. This is the way that we love, like it’s forever.

« Dimanche. Nous sommes dimanche. Et comme tous les dimanches, il est l’heure d’aller voir maman. » Voilà la phrase que mon père nous répétait inlassablement, à Osha et moi, chaque fin de semaine. Il n’y avait que le silence qui lui répondait, un silence de mort. Le visage fermé d’Osha se reflétait dans la vitre de la voiture, et c’était tout. Et nous allions voir notre mère, tous les dimanches, comme d’habitude.

Aujourd’hui, j’ai vingt-quatre ans et quelques mois. Et nous sommes dimanche. Alors, comme à mon habitude, je vais voir ma mère au cimetière.  Mais cette fois, je suis seul.

Je crois que j’ai arrêté de vivre le jour de la mort de ma mère. Elle a succombé à un cancer généralisé quand j’avais sept ans. Je m’en souviens comme si c’était hier. Au début, l’enfant que j’étais ne voulait pas y croire : pour moi, c’était un concept totalement insaisissable. Maman ne pouvait pas être là, puis disparaître en l’espace de.. De quelques secondes ! C’était inconcevable. Pour Osha aussi, ça l’était ; je le sais. Je le sentais.

Je pense qu’elle avait compris ce qui rongeait notre mère. Je n’avais pas bien saisi, quant à moi ; je m’inquiétais juste, essayant de comprendre ce qui se passait sans vraiment y arriver. Mais Osha, elle… Je pense qu’elle avait compris. Quand maman est partie, Osha a arrêté de parler. Elle s’est renfermée sur elle-même, et est devenue une étrangère pour papa et moi. Papa est tombé en dépression, mais il s’occupait de nous malgré tout, avec notre tante.

Et moi… J’adorais ma mère. C’était presque comme mon ange gardien. Alors, quand elle est morte, j’ai perdu ma seule source de bien-être. C’est dur, de se sevrer de l’amour d’une mère… Je crois que je n’ai jamais vraiment réussi à le faire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai… Comme un creux. Comme un vide, en moi, que rien ne saurait remplir.

Papa n’était pas là pour moi, ni pour Osha. Papa n’était même pas là pour lui-même, je crois. Alors des amis à lui l’ont forcé à aller à un groupe de soutien. Je me rappelle qu’il résistait, au début ; il ne voulait pas y aller. Papa proclamait que ça n’allait jamais pouvoir l’aider, que maman était toujours là… Mais le peu de volonté qu’il avait conservé a fini par s’émousser. Alors il y est allé.

Et c’est là qu’il l’a rencontré. Charlie. Elle aussi, venait de perdre son mari d’un cancer. Alors ils ont commencé à se parler, pour se soutenir ; ils s’entendaient bien, si bien… Alors ils se sont vus en dehors des réunions. De plus en plus souvent. Alors, il a fini par la ramener à la maison.

Puis, un jour, quand j’ai eu treize ans, il l’a épousée. Papa avait enfin réussi. Il avait tourné la page, c’était fini : il était guérit de maman. Osha ne l’a jamais pardonné. Je me rappelle qu’ils se sont fâchés à son propos des centaines de fois… Et puis, un jour, Osha a fini par claquer la porte. Et je ne l’ai plus jamais revue. Après, ça n’était plus que papa, Charlie… Et moi.

J’ai toujours été seul. Mais je suis en paix avec ça. J’ai vu les dégâts de la douleur, de la souffrance sur ma sœur. J’ai vu les dégâts de l’attachement à une personne sur mon père.

Alors j’ai décidé de ne jamais aimer personne, de vivre seul et de rester indifférent à tout. Mais, bien sûr, comme toute promesse impulsive qu’on se fait quand on est jeune… elle n’a pas tenu longtemps. De temps à autre, j’y reviens, pour essayer de me rassurer. Aujourd’hui, j’ai perdu tout contact avec ma sœur. Mon père vit aux Etats-Unis avec Charlie.

Charlie est partie parce qu’elle ne supportait pas de voir que papa avait « oublié maman », cela lui était intolérable. Papa est parti parce qu’il ne supportait plus de vivre à proximité de la tombe de son ancienne femme.

« Dimanche. Nous sommes dimanche. Et comme tous les dimanches, il est l’heure d’aller voir maman. » Voilà la phrase que mon père nous répétait inlassablement, à Osha et moi, chaque fin de semaine. Il n’y avait que le silence qui lui répondait, un silence de mort. Le visage fermé d’Osha se reflétait dans la vitre de la voiture, et c’était tout. Et nous allions voir notre mère, tous les dimanches, comme d’habitude.

Aujourd’hui, j’ai vingt-quatre ans et quelques mois. Et nous sommes dimanche. Alors, comme à mon habitude, je vais voir ma mère au cimetière.  Mais cette fois, je suis seul.


✩ le poète est semblable au prince des nuées.

pseudo › greenleek et à propos de toi ? › j'ai dix-huit ans, je suis en école d'ingé son et j'ai deux chats    l'oiseau qui t'a porté au nid › grâce à Maze, avec son super projet ^^ le dernier mot avant ta liberté ›    

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MessageSujet: Re: ₪ detlev le sushi   Jeu 15 Jan 2015 - 22:51

slt bo goss

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MessageSujet: Re: ₪ detlev le sushi   Jeu 15 Jan 2015 - 23:43

Poipoiiiiiiii. Mon dieu, trop des points communs avec Xander, il nous faudra un lien, je neeeeeede. C'est pas négociable. Pis of course je te valide, huhu. J'adore ton perso, encore un p'tit amour que j'ai hâte de voir évoluer en jeu.

j'vais t'ajouter ta couleur et recenser jaja. (btw ça me traumatise encore, pour son âge. /out/)
contente de te voir là, en tout cas. have fun. :gnutgnut:

(PS : Charliiiiiiie. I love you I love you I love you)

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MessageSujet: Re: ₪ detlev le sushi   Ven 16 Jan 2015 - 10:21

... Jared c'est un vampire, il vieillit pas What a Face
C'est dommage, il était un peu plus vieux et ça aurait pu plaire à Narco

Bienvenue ici alors, maggle pas bonne chance pour la fiche vu qu'elle est bouclée && au plaisir de trouver un lien ou whatever

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