AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.


Partagez | .
 

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
esprit libre
avatar
◦ pseudo : Tortunette
◦ messages : 7
◦ avatar : Daniel Sharman
MessageSujet: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Mar 13 Jan 2015 - 18:40


AARON JAY SWANSON
La vie est une pièce de théâtre, ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée.


✩ indolent compagnon de voyage.

âge › 23 ans date et lieu de naissance › Il est probablement né à Belfast ou dans une commune limitrophe. Quant à la date, on ne le sait pas non plus avec exactitude alors il a décrété qu'il était né le 14 février, parce que c'est plus classe que 13 ou le 15.  profession › Vendeur dans une boutique de luxe, plus particulièrement dans le rayon montres de luxe. Il a la tête de l'emploi, il est très doué dans ce qu'il fait, et il faut le voir en costume, cravate, il vous vendrait la lune. situation amoureuse › Célibataire orientation sexuelle › Hétéro situation financière › Moyenne. Il ne croule pas sous l'or mais n'est pas malheureux pour autant. Disons qu'il gagne suffisamment pour subvenir à tous ses besoins.  groupe › Les Contemplations avatar › Daniel Sharman crédit › Tumblr.

si tu devais te décrire en cinq mots, quels qu'ils soient, lesquels tu me donnerais ? › Sympathique, lâche, volontaire, optimiste, débrouillard. Mais ce ne sont que cinq mots, piochés presque au hasard. Ne le réduisez pas à ces simples traits de caractère ou il serait terriblement vexé. C'est tout de même très réducteur non? si tu devais m'emmener loin d'ici, où est-ce qu'on irait ? › Au soleil, sur une île paradisiaque du genre Tahiti ou les Seychelles. Parce que là-bas, on n'a plus besoin de penser à rien. On se laisse faire et on laisse la vie se dérouler devant nous, comme un film qu'on regarderait. Ce serait tellement reposant. si tu devais me lire une histoire, laquelle est-ce que tu choisirais ? › Le Parfum de Patrick Süskind.


✩ ce roi de l'azur, maladroit et honteux.

Aaron c'est le gens de gars sympathique, ultra sociable, qui aime faire la fête, déconner, s'amuser et pas compliqué. L'avoir comme pote, c'est tellement facile. Il est là quand ça ne va pas mais sinon il vit sa vie, très indépendant. En fait, il est là pour ses amis mais ne les appelle pas quand lui en a besoin. Il n'a pas l'habitude qu'on l'aide dans la vie en fait, du coup, il se démerde tout seul.
Sinon, il est assez simple, n'aime pas les embrouilles, volontaire, dynamique, il aime faire le snob dans son boulot. Quand il bosse, ce n'est plus le même. Il enfile son costume et d'un coup, il entre dans la peau du vendeur de luxe. Il a trouvé son travail un peu par dépit mais finalement, il n'en changerait pour rien au monde. Il s'éclate à faire acheter des tonnes d'objets inutiles à souhaits aux riches. Et il est très très persuasif.
Après, on aura beau dire tout ce qu'on veut, Aaron cache très bien son jeu. Avoir abandonné son enfant et sa copine le ronge de l'intérieur et il se déteste pour ce qu'il a fait. Lui-même a été abandonné et il sait mieux que personne ce que ça fait. Et qu'a-t-il fait? La même chose. Pour lui, il est convaincu qu'il ne vaut pas mieux que ses parents adoptifs. A une différence près, Aaron ne se drogue pas. Non, il n'y a jamais touché et ne compte jamais le faire. Il a été traumatisé à vie par ce que peut faire la cocaïne ou autre drogue. En plus, quand il fait la fête, l'alcool lui suffit pour être complètement déchiré.
Que dire de plus? C'est un gars qui ne se prend pas au sérieux, toujours souriant - peut-être trop? -, un peu volatile - bon, ça, il se refuse de s'attacher et de s'engager à nouveau par respect pour Anna, bien que cela ne change absolument rien à ses actes, et en plus, c'est complètement stupide parce qu'il ne risque pas de la revoir -, un peu naïf sur les bords, optimiste, assez sportif, qui adorerait savoir jouer de la guitare mais qui est incapable de jouer 'Au clair de la Lune' sur n'importe quel instrument, et qui ne s'intéresse pas spécialement à l'art - c'est donc un total hasard qu'il soit ici -, et qui accorde sa confiance un peu trop vite. Et il a beau avoir des amis, il ne raconte son histoire qu'à quelques élus, aux autres, il leur a raconté un mensonge servi sur un plateau d'argent. Parce que c'est l'histoire qu'il aurait aimé avoir et qu'il a l'impression de l'avoir un peu vécue.    


✩ ce voyageur ailé, gauche et veule.

L’alarme se déclencha dans la petite maison irlandaise de madame O’Leary. Celle-ci se leva avec difficulté de son fauteuil et descendit le plus vite possible les escaliers menant à la cave. Ses courtes jambes et sa vieillesse ne lui permettaient pourtant pas d’aller très vite même si elle faisait de son mieux. Elle arriva finalement et ouvrit la trappe et découvrit un joli bébé bien emmitouflé dans ses couvertures, tétant son pouce et serrant son doudou contre son ventre. Il devait avoir quoi ? Deux mois à tout casser ? La vieille dame eut un sourire attendri bien que las. Les abandons étaient de plus en plus fréquents ces derniers temps. Elle prit le poupon dans ses bras, referma la trappe et fit demi-tour. Les escaliers dans l’autres sens étaient bien plus difficiles. Surtout avec un bébé dans les bras.

Finalement, après de rudes efforts, elle arriva dans la salle de bain et posa le poupon sur la table à langer. La première chose qu’elle faisait en recueillant un enfant était de le changer pour en connaître le sexe. En écartant les couvertures, elle découvrit une lettre qu’elle posa à côté, elle la lirait plus tard. Madame O’Leary le déshabilla en douceur, il s’apercevrait bientôt que ce n’était pas sa mère qui s’occupait de lui. Non pas grâce à sa vue plus que mauvaise mais bien grâce à son odorat qui ne trompait pas.

« Oh mais tu es un petit garçon hein ? Comment on va pouvoir t’appeler hein ? Peut-être que la réponse se trouve dans cette lettre ? »

La vieille dame changea la couche, rhabilla le petit, s’empara de la lettre et se rendit dans son salon où elle le posa pour préparer un biberon. Puis voyant qu’il ne disait rien, ouvrit la lettre. C’était rare d’ailleurs qu’elle trouve des lettres, les parents n’étaient jamais fiers de laisser leurs enfants en les abandonnant. Elle se mit à lire

« Bonjour Madame,
On m’a dit que vous étiez une femme douce et que vous vous occupiez très bien des enfants que l’on vous apporte. Je suis tellement désolée de laisser mon fils ainsi, je le regretterai toute ma vie mais je ne peux le garder. Voilà un mois et demi qu’il me comble de bonheur mais mon compagnon ne veut pas de lui et j’ai peur de sa réaction s’il voit que je l’ai encore ce soir. Pas pour moi mais pour lui. Je ne veux pas qu’il subisse ses humeurs et qu’il lui fasse du mal... Si je m’étais enfuie avec lui, il nous aurait retrouvés et le résultat aurait été le même. Vous comprenez bien que je suis coincée et que je n’ai pas d’autre choix…
S’il vous plaît, occupez-vous en bien.
Il s’appelle Aaron. »
 

C’était tout… Ça et là l’encre était un peu diluée par des larmes sans doute. La situation de cette femme devait être bien compliquée si elle ne pouvait même pas aller voir la police dénoncer cet odieux chantage. Elle devait le protéger de quelque chose, mais de quoi ? Madame O’Leary retourna dans le salon où elle regarda le petit Aaron avec pitié. Celui-ci s’était endormi. Pauvre gamin, un mois et demi et une existence pas facile… Elle posa le biberon sur la table basse et attrapa le téléphone. Comme à chaque fois, il fallait qu’elle prévienne qu’on lui avait laissé un bébé pour que les procédures commencent. Et dans quelques jours elle devrait s’en séparer mais pour l’heure, elle le gardait chez elle, le temps qu’on lui trouve une place dans un orphelinat et elle lui donnerait tout l’amour du monde. Sans s’attacher.

***


« AARON ! Mais putain fous nous la paix ! Allez, dégage ! »

Sa mère tira une taffe de sa cigarette et souffla la fumée sur le visage du petit garçon qui toussota. Celui-ci fit demi-tour et retourna dans sa chambre en slalomant entre les immondices qui traînaient par terre. Entre les boîtes de conserves, les poubelles éventrées et le linge sale, ce n’était parfois pas facile. Le petit serra son doudou contre lui, s’enferma dans sa chambre, se roula en boule et pleura dans son lit. Il ne voulait pas déranger ses parents, juste leur dire qu’il avait fait un cauchemar. Il ne voulait pas les embêter non, et pourtant ils ne s’occupaient jamais de lui, ne l’écoutaient jamais. Bien sûr, Aaron savait qu’il avait été adopté et il avait quelques souvenirs heureux avec ses parents adoptifs, quand tout allait bien. Et puis un jour tout s’était déréglé. On lui avait annoncé que sa tante, la sœur de sa mère était morte dans un accident de voiture et depuis ce jour, sa mère s’était mise à fumer. Mais ce que n’avait pas compris le petit, c’était que ce n’était pas du tabac mais bien de la drogue. Son père avait alors suivi quelques mois plus tard et il s’était retrouvé avec des parents complètement défoncés à longueur de journée, qui vivaient avec l’argent que leurs propres parents leur donnaient.  Au début, ça allait, ce n’était pas grand-chose, quelques pétards par-ci ou par-là, puis après, ils avaient commencé à se piquer, et c’est là qu’a eu lieu l’effroyable descente aux enfers.

Du coup, Aaron adorait aller chez ses grands-parents. Ils le réconfortaient quand ça n’allait pas, lui faisait des câlins, le nourrissait convenablement et il avait alors l’impression de redevenir un enfant comme les autres, un enfant de sept ans qui ne sait pas encore se gérer. Son quotidien était assez épouvantable. Il se réveillait d’abord, s’habillait, se préparait son petit déjeuner pendant que ses parents ronflaient sur le canapé. Il se rendait ensuite à l’école ou, à part son amie Katie, personne ne lui parlait, le trouvant trop bizarre. Puis le soir, il rentrait, seul chez lui. Le petit n’oubliait jamais de s’acheter un petit goûter à la boulangerie du coin avec l’argent qu’il volait dans le porte-monnaie de son père. La boulangère lui donnait toujours un petit bonbon et il le mangeait très lentement, en profitant au maximum. C’était son dernier petit plaisir avant de retrouver ses parents et l’appartement en décomposition intense. Il faisait ensuite ses devoirs, rangeait et nettoyait sa chambre – seule pièce de la maison en parfait état -, prenait sa douche puis se préparait à manger, seul. Parfois, quand il avait un peu de temps, le petit rangeait un peu la maison ce qui permettait qu’elle ne se transforme pas en taudis. Tel était le quotidien d’Aaron. Heureusement que la voisine s’était mis en tête de faire les courses pour la petite famille. Grâce à cela, il pouvait s’autogérer.

Il avait grandi plus vite que les autres, était plus mature, mais s’était renfermé sur lui au fil des années. Le petit qui aurait dû devenir un jeune garçon épanoui et sociable était devenu totalement introverti, silencieux et dur. Il était en permanence en colère et attendait désespérément que quelque chose le sauve. Oh bien sûr, il ne s’y trompait pas et ne nourrissait pas de rêves désespérés. Il était cruellement fataliste et n’espérait aucune aide de l’extérieur. Si quelqu’un devait le sauver, c’était lui et lui seul.

***


Aaron avait bien préparé son coup. Et à vrai dire il était plutôt fier de lui. Tout était prêt. Le jeune garçon avait préparé un énorme sac à dos ou il y avait rangé le nécessaire pour survivre ainsi que les affaires qui comptait pour lui. Il avait même piqué la carte bleue de son père, était allé au distributeur et avait retiré une grosse somme d’argent. Il était à deux doigts de partir, il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire, écrire une petite lettre. Et cela faisait bien vingt minutes qu’il restait là, planté devant sa feuille avec ce qu’on appelle communément le syndrome de la page blanche. Puis finalement, l’adolescent se décida.

« Papa, Maman.
Quand vous lirez cette lettre, je serai déjà loin. Je m’en vais, je pars, j’essaie de me sauver. Alors par pitié, n’essayez pas de me retrouver pour me ramener dans cet enfer. Je me donne une chance de réussir dans la vie alors ne vous y opposez pas. De toute façon, même si vous essayez de me suivre, je ne me laisserai pas attraper aussi facilement.
Papa, c’est moi qui t’ai piqué de l’argent sur ton compte. Ce n’était pas malhonnête, c’est juste pour ma survie. Finalement, si je m’en sors, tu y seras pour quelque chose. Ce sera au moins une chose que tu auras réussie dans ta vie.
Je ne vais pas vous remercier de m’avoir élevé ainsi, je ne sais même pas si vous m’avez aimé. Je sais que vous ne vous rendez même pas compte de l’enfer que j’ai pu vivre ici, livré à moi-même dès mes premières années. Alors c’est sans regret que je vais vous dire ce simple mot.
Adieu. »


Aaron osa son stylo, pris du recul et admira sa lettre. On ne pouvait pas dire que c’était parfait, il aurait voulu exprimer certaines choses différemment mais ce n’était pas trop mal. Il plia sa feuille en trois, la glissa dans une enveloppe et la posa dans la cuisine. Ils allaient bien se lever pour manger ou pour boire. Enfin, il sortit de l’appartement et ferma la porte sans un regard. Sa nouvelle vie pouvait commencer !  

***


Aaron ferma son cahier d’un geste brusque et rangea ses affaires dans son sac. Ça allait bien les devoirs pour aujourd’hui. Le jeune garçon de dix-sept ans se déshabilla, enfila son pyjama et s’installa bien confortablement dans son lit. Il n’avait pas toujours vécu aussi confortablement durant ses quatre années de fuite. Il avait d’abord rejoint le nord de l’Ecosse pour descendre progressivement vers L’Angleterre. Il était enfin arrivé à Londres et avait décidé que c’était désormais là qu’il ferait sa vie. Le jeune garçon avait galéré, enchaînant petit boulot sur petit boulot et se faisant loger et nourrir chez les habitants. Il avait tout essayé. De vendeur à fermier, tout y était passé mais il avait reçu plus d’amour qu’il n’en avait jamais eu avec ses parents. Les familles qui l’accueillaient étaient toujours adorables avec lui et mine de rien, Aaron avait été plus heureux en cavale que chez lui.

Puis finalement Londres. Apparemment ses parents n’avaient jamais décidé de le suivre et il en était bien content. Avec l’argent amassé durant ces quatre ans, Aaron était retourné à l’école et avait rattrapé son retard sans problème. Bien sûr, il logeait dans une résidence étudiante, pas chère et il comptait bien commencer des études de médecine l’année prochaine. C’est pourquoi l’adolescent s’était retrouvé un nouveau job et se faisait de l’argent pour payer ses études et son logement. Il n’était pas malheureux, bien au contraire, il était justement bien content d’avoir quitté ses parents. Bien que parfois son Irlande natale lui manquait, mais le jeu en valait bien la chandelle.

***
« Aaron, il faut que je te parle, viens tout de suite chez moi ! »

Le jeune homme éteint son téléphone, le glissa dans sa poche, enfila sa veste et ses chaussures et sortit dans la rue. C’était l’hiver et les admissions commençaient à peine. Il avait postulé dans plusieurs universités de Londres en médecine et il n’avait plus qu’à attendre. Aaron s’engouffra dans le métro la boule au ventre. Anna, sa copine avait l’air paniqué et il y avait l’air d’avoir urgence. Il appréhendait bien ce qui allait se passer. Qu’avait-elle à lui dire ?!

Après ce qui lui parut une éternité, il sonna à la porte de sa copine. Celle-ci lui ouvrit quelques secondes après et lui fit signe d’entrer sans l’embrasser. Voilà qui était étrange. Sans un mot, elle monta dans sa chambre et Aaron la suivit silencieusement. Finalement, Anna s’assit en tailleur sur son lit et le regarda avec intensité.

« Aaron… Je suis enceinte. »

Il faillit tomber à la renverse mais tint bon. Ok, il allait être papa. Inspirer, expirer, inspirer, expirer. Non, ce n’était pas possible, il ne pouvait pas l’être. Pas maintenant, alors que sa vie commençait à peine. Alors il fit ce qu’il s’était promis de ne jamais faire. Une larme tomba sur sa joue et sans plus attendre, il tourna les talons et descendit en quatrième vitesse les escaliers. Il entendit vaguement Anna crier son nom mais il n’y fit pas attention. L’adolescent sortit dehors et ce ne fut plus une larme mais une cascade qui tomba sur sa joue. Il était épouvanté par ce qu’il faisait mais il n’avait pas le choix. Il avait vécu cette situation, ses parents biologiques l’avaient abandonné et il reproduisait la même chose. Mais il n’en avait pas la force, il ne pouvait assumer le fait d’être papa. Et il ne pouvait assumer le fait d’avoir abandonné sa copine dans cette situation. Il était coincé, il oublierait cette partie de son existence et ne le dirait jamais à personne.

***

Aaron s’effondra sur son lit. Voilà qu’il repartait dans ses souvenirs. Il n’avait pensé qu’à cela du magasin jusqu’à chez lui. C’était bien dommage d’ailleurs parce qu’il aurait pu aisément écraser un piéton. Il se rappelait de tout son passé avec précision et les souvenirs de son départ de Londres étaient cuisants. Il ressentait encore cette impuissance, ce dégoût de lui-même. Il était retourné à toute vitesse dans son appartement universitaire, avait fait ses valises et était parti pour l’aéroport.

Il s’était avéré que le premier vol partant de Londres était un vol pour Montréal. Parfait, l’océan Atlantique les séparerait. Pas de risque de tomber sur Anna et son enfant si elle décidait de le garder. Il s’était mis ensuite en quête d’un travail et d’un logement et finalement, après quelques mois à Montréal, Aaron saisit une occasion qui le fit partir de cette grande ville. Il avait pris le boulot de vendeur dans une boutique de luxe à North-Hatley. Certes il avait abandonné tous ses projets de médecine mais il n’avait pas le choix. Pour vivre, il faut de l’argent. Mais finalement, ça lui convenait très bien cette situation. Il s’éclatait pas mal dans son boulot, ça lui plaisait de servir des gens snobs et hautains, enfin non, réflexion faite, ça ne lui plaisait pas, ça le faisait rire. Et puis, désormais, il avait pris toutes ses marques. Ca faisait presque quatre ans qu’il était au Canada.

Seulement, ça lui trottait souvent dans la tête cette histoire. Il s’en voulait d’être parti, d’avoir lâchement abandonné Anna et il se demande en permanence si elle a gardé leur enfant ou non. Et si oui, était-ce une fille ou un garçon ? Tant de questions qui restaient sans réponses et il sait qu’il est condamné à vivre avec ces doutes jusqu’à la fins de ses jours. Mais tant pis, c’est le prix à payer, le revers de la médaille. Et c’était bien fait pour lui.      


✩ le poète est semblable au prince des nuées.

pseudo › Tortunette mais je m'appelle Marine.  et à propos de toi ? › J'ai 22 ans, je suis étudiante infirmière en 2ème année, je suis un peu folle sur les bords, je suis une sériephile et j'adore cuisiner **. Et je n'en dis pas plus histoire de laisser planer le doute What a Face .  l'oiseau qui t'a porté au nid ›C'est ma Mazouille d'amour que j'aime à la folie! I love you   le dernier mot avant ta liberté ›  

fiche (c) about today. citations (c) baudelaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 564
◦ avatar : roo panes.
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Mar 13 Jan 2015 - 18:47

MA TORTUNETTE. moi aussi je t'aime à la folie
je suis tellement contente de te voir ici, huhu. et tu sais ce que je pense de ton choix d'avatar, de pseudo et de perso. j'ai hâte d'en lire davantage, en tout cas.

bienvenue chez toi. bon courage pour ta fiche, et puis si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. I love you I love you I love you

_________________
lone digger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
esprit libre
avatar
◦ messages : 50
◦ avatar : crystal reed
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Mar 13 Jan 2015 - 20:21

Daniel Sharman... Irlandais... Qui a vécu à Montréal en plus
J'suis fan. Et j'adore le début de ta fiche et son histoire, ça promet il va être trop precious ce Aaron.

Bienvenue en tout cas et bonne chance pour le reste de ta fiche ! Y'a de fortes chances que je te harcèle pour avoir un lien Je sens déjà que je vais aimer ton personnage I love you

Très bon choix d'avatar, by the way

_________________


it's not always rainbows and butterflies

hey little girl, keep on smiling 'cause they don't want to hear you complaining. you're a lucky girl, your life is so exciting. so i'll keep on making bad jokes 'cause you think i'm strong, and it might be the way you like it. oh how i need you to like me.

(c) about today.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
esprit libre
avatar
◦ pseudo : Tortunette
◦ messages : 7
◦ avatar : Daniel Sharman
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Mar 13 Jan 2015 - 20:39

Merci ma Mazouille I love you !
Et la réciproque est vraie! Je suis super contente que tu m'aies rameuté ici, ça va être génial! **

Merciiiii Cléo! I love you Merci pour les compliments, je suis contente qu'il te plaise! =D
Et avec plaisir pour le lien, en plus Crytal Reed quoi **. Ton avatar n'est pas mal non plus, dans le genre! I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
◦ pseudo : SAILOR V.
◦ messages : 342
◦ avatar : xavier dolan.
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Ven 16 Jan 2015 - 13:04

Helloooo
Welcome welcome welcome

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
esprit libre
avatar
◦ pseudo : Tortunette
◦ messages : 7
◦ avatar : Daniel Sharman
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Dim 25 Jan 2015 - 19:43

Merciii! I love you

Bon ça y est, j'ai fini ma fiche! J'ai un peu baclé le paragraphe sur le personnage, j'en avais marre que ça traînasse x).

_________________


    And in the naked light I saw, Ten thousand people, maybe more. People talking without speaking. People hearing without listening. People writing songs that voices never share. And no one dared. Disturb the sound of silence.©️endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
référante
avatar
◦ pseudo : blue walrus. (clo)
◦ messages : 29
◦ avatar : christian bale.
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   Dim 25 Jan 2015 - 19:55

Je t'aime et je l'aime le petit Aaron. on va aller se chercher des liens, huhuhu.
en tout cas ta fiche est parfaite, je la valide. :gnutgnut: et je vais te mettre ta couleur et recenser ton avatar.

amuse-toi bien chez toi. I love you

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
INDIGO HOME. :: essais publiés-